A PROPOS

Je suis de gauche depuis l'enfance.Je suis membre de la CFDT depuis 2008.


vendredi, octobre 31, 2014

Ma contribution aux Etats généraux du Parti socialiste, "La sociéquité" (Catégorie émancipation et progrès)

"La sociéquité"

Après 25 ans de sommeil intellectuel, le PS, parti historique de l'unification ouvrière et premier parti de la gauche doit reprendre le flambeau de l'idée de société alternative.
La chute du système communiste en 1989, nous a fait croire que seule la "société de marché" avait gagné, alors que Lionel Jospin l'avait dénoncée. La notion de sociéquité s'inspire du courant nord-américain, "la nouvelle nouvelle gauche", elle est fondée sur le respect prioritaire de la "common decency".
Ce mot valise fait de social et d'équité est un véritable projet de civilisation qui n'est pas dans l'esprit de résignation. Loin du "TINA" (There Is No Alternative), il lui préfère TARA (There Are Real Alternatives). C'est un retour au socialisme véritable (associationniste) et cela correspond à l'esprit de cette "nouvelle nouvelle gauche". La sociéquité affirme qu'une dose d'utopie est nécessaire et ne cède pas à un gestionnarisme plat et insipide. Quid de la différence avec les autres partis, alors? On fait bien de la politique, en n'oubliant pas ses valeurs, en sachant qui l'on est et où l'on va. La sociéquité s'oppose au 1% qui possède le plus de richesse accumulée, mais n'oppose personne. Aussi le/la employé(e), chômeur(-se), retraité(e), entrepreneur(e) y est convié. Simplement, le projet sociéquitable refuse une mainmise socio-économique ainsi que culturelle d'une infime minorité et parie sur la responsabilité et la solidarité de CHACUN.
La sociéquité rappelle qu'en Europe, notre modèle c'est le modèle franco-rhénan, l'Abolition des Privilèges, mais aussi l'Arrêt de la Cour d'Empire en Saxe en 1783 qui rappelle que la grande priorité n'a pas à écraser la petite propriété. A nous de revisiter la co-gestion. Sociéquité est synonyme d'un compromis équitable et acceptable.

Six points structurent le projet sociéquitable:
-la Démocratie d'Atelier défendue et mise en place par les syndicats sociéquitables (CFDT, UNSA)
-la logique de circuits courts et du Commerce équitable avec une Charte équitable à toutes les échelles géographiques
-Les entreprises coopératives et fédérations coopératives promues et défendues par un gouvernement de gauche
-La social-écologie comme tamis axiomatique de chaque politique
-Une démocratie rénovée où la démocratie participative a toute sa place, car les citoyens sont aussi experts
-Un parti sociéquitable: le PS qui devient une organisation horizontale, un parti numérique, faisant de la place aux classes populaires et moyennes, acceptant d'accélérer le turnover politique, formant chaque militant prêt à s'engager dans les affaires publiques

mercredi, juin 04, 2014

Le pourquoi de ces deux articles Dada. La réforme territoriale dans le Centre-ouest

Ces deux articles loufoques et Dada, réaction de forme surréaliste, issus d'un monde imaginaire
peuvent étonner ou faire sourire.
Bien évidemment que le centre-ouest ne proclamera pas son indépendance! Je dois avouer toutefois que le sentiment d'être la cinquième roue du carrosse, en tant que centrien d'origine est vivace.

Nous faisons partie de la fameuse "Diagonale du vide", même si du point de vue de l'épistémologie géographique, le terme "vide" ou "désert humain" soit exagéré car relatif, il n'en demeure pas moins qu'une moindre densité équivaut trop souvent à un certain manque d'intérêt.
Comme de juste, l'Etat ne peut pas s'occuper plus de régions moins denses que les régions très peuplées comme l'Ile de France ou Rhône-Alpes, là n'est pas le problème, mais il est vrai que des infrastructures attendent encore et toujours.

C'est le cas des LGV Paris-Orléans-Bourges-Clermont, Paris-Limoges-Poitiers. C'est aussi le cas du renforcement du lien routier entre Poitiers et Limoges, la N 147 ne suffit pas à relier et développer deux capitales de région.
De manière générale, l'Ancien Régime avait construit des routes royales traversant le Massif Central, tandis que les infrastructures modernes ont mis du temps à vouloir le traverser. Depuis combien de temps attendait-on le Viaduc de Millau?

Il est donc impératif d'avoir toujours quelques projets pour nos régions centrales, car les villes moyennes attendent d'être densifiées, que les jeunes de ces régions attendent de travailler au pays et pas devoir aller à Paris, Lyon, Bordeaux ou grossir le flot de l'étalement urbain, qui gaspille notre réserve de territoires et de terres agricoles, ainsi que de zones dites "naturelles".
La question agricole et le fait que les paysans puissent décemment vivre de leur travail est en filigrane. Ces paysans sculptent nos paysages, leur donnant cette beauté tant recherchée de part le monde et célèbre (volcans d'Auvergne, forêt de Tronçais, montagne corrézienne, bocages poitevins, Marais Poitevin,...). Ils produisent des biens agricoles d'extrême qualité: le froment de la Champagne berrichonne ou de la Beauce, la race bovine limousine ou Salers, les fromages tels le Saint-Nectaire, le beurre de Surgères,... Nos paysans en France méritent donc d'être respectés et d'être rémunérés à la hauteur de la qualité de leur travail.

Et la proposition de découpage Centre-Poitou-Charentes-Limousin ? Comme je l'ai souligné, ce découpage est un découpage par défaut. Nos régions doivent mériter plus d'intérêt qu'un découpage par défaut! Je comprends tout à fait que c'est une proposition sur la table, qu'elle est négociable et qu'on ne puisse pas faire un découpage qui satisfasse tout le monde à 100%. Néanmoins je m'étonne qu'on y ait mis du sien à faire si loufoque! Dommage que les intérêts politiciens et de stratégie politique comptent plus que les destins de communauté...
A vrai dire, le découpage du 1er juin 2014, du Journal du Dimanche qui apparaissait comme un pronostic était le meilleur relativement, dans la mesure où les Pays de la Loire ont affiché leur préférence pour une fusion avec la Bretagne. Donc une fusion Centre et Poitou-Charentes et une fusion Limousin et Aquitaine.
J'entends, en outre que les deux départements des Charentes se sentent plus reliés à Bordeaux. Après, j'estime que la discussion département par département est audible, mais en revanche cela risque de multiplier les possibilités et aussi les requêtes et les oppositions.

J'espère que ma démarche, parmi nombre de réactions sur cette région "grande comme l'Autriche" sera entendue.

Tribune dans "Le Sganarelle": "Notre réforme territoriale pour le Médian" (Centre, Poitou-Charentes, Limousin)

"Le Sganarelle", 03 juin 2014

Tribune rédigée par Josiane Diat (Parti Ouvrier Médian), Marie Laterre (Parti Vert Médian), Charles Leblond (Parti Libéral Médian),Barthélémy Restons (Parti Conservateur Modéré Médian) et Evelyne Saint-Nectaire (Parti Social-Démocrate Médian)

Nous avons pris acte de l'annonce de la carte de la réforme territoriale, annoncée par l'Elysée et le président de la République française et cela confirme que l'on ne prend pas en compte véritablement les intérêts des centres. Non pas qu'ils soient plus importants que ceux des autres régions, mais ils n'en sont pas moins importants.
Nous savons que nos régions, n'étant pas sur les axes majeurs de la France: l'axe Le Havre-Paris-Lyon-Marseille, l'axe Paris-Lille, l'axe Paris-Nantes-Bordeaux et depuis quelques années l'axe Paris-Nancy-Metz-Strasbourg. Nous sommes à l'état de périphérie tout en étant à l'intérieur. Nous sommes très souvent, trop souvent considérés comme la "cinquième roue du carrosse" et cela ne peut plus durer.
C'est pour cela, le journal "La Délivrance" en a rendu compte, nous avons proclamé "l'Archiduché du Médian" et l'indépendance des trois régions centrales. Le découpage de la grande région centre-ouest a clairement été le dernier, une fois que tous les autres ont été faits, le découpage par élimination, un peu par hasard. Un découpage "bateau" comme on dit souvent.
Nous trouvons dommage que pour des raisons politiciennes, on en vient à dessiner le destin de populations pourtant au coeur de la France, presque à l'origine du pays: l'Orléanais a appartenu depuis toujours au domaine royal, le Berry fut la première province annexée au domaine royal et les territoires poitevins et limousins furent intégrés au cours du XIII° siècle au domaine royal français. Sans parler de la Vallée des rois, celle de la Loire qui compte parmi les châteaux et les résidences prestigieuses des rois: Chambord, Amboise, Chenonceaux,...
A la fin du XVIII° siècle, ces territoires se sont convertis à la Révolution française, ont adhéré au républicanisme et ont formé le bastion républicain radical-socialiste du Midi rouge.

Nous comprenons que tout découpage nouveau suscite des insatisfactions, mais force est de constater que là, l'illogisme a dépassé l'intérêt général et le bon sens. Soit d'unir le Centre aux Pays de la Loire, d'unir le Poitou-Charentes et le Limousin à l'Aquitaine ou bien encore le Poitou-Charentes demeurant région à proprement parler avec pour ajout la Vendée et le Limousin à l'Aquitaine.
Nous avons constaté que les Pays de la Loire préféraient la fusion avec la Bretagne. Nous en avons pris acte. Après tout, Nantes est la métropole polarisante du Mans, Angers , La Roche sur Yon et Laval, tout en demeurant polarisante pour le sud-Ille et Vilaine et l'est du Morbihan. Nantes est tout de même la capitale ducale bretonne et fut la capitale de l'Etat indépendant et souverain de Bretagne.

Ce qui veut dire qu'il restait la possibilité de fusionner seulement la région Centre avec Poitou-Charentes. Nous aurions compris ce choix.
Quel est le sens de cette région immense? Où aurait-on mis la capitale de région? Poitiers? Tours? Alors que nous demandons une liaison depuis des années , une liaison Paris-Orléans-Bourges-Clermont et Paris-Limoges-Poitiers ainsi que Limoges-Bordeaux dignes de ce nom. Certes les crédits manquent, nous le comprenons, mais nos régions perdent du terrain et cela pèse sur l'économie.

Nous avons pourtant des régions riches, l'agriculture, l'élevage, des villes aux tailles respectables, une densité relativement correcte. Mais nos régions sont marquées par le départ quand on veut trouver un travail de service bien rémunéré, du fait que nos espaces de vies, les villes moyennes ne soient pas suffisamment autonomes économiquement.

Nous demandons un vrai girondinisme, pas une assistance de l'Etat, par l'Etat et pour l'Etat. Nous demandons une capacité de forger nos moyens de vie, de pouvoir lever l'impôt (en concertation nationale des régions et avec une vraie péréquation).
Faire une région aussi grande veut dire que l'Etat serait intervenu directement. En gros, cela veut dire qu'il aurait fallu créer des "districts" régionaux dans la nouvelle grande région: quelle en aurait été l'utilité? Tout ça pour ça?

C'est pourquoi, nous avons pris la décision de partir. Nous annonçons notre propre réforme territoriale. Nous gardons nos trois régions au sein de l'Archiduché du Médian! Parce que ces régions ont la taille minimale à l'échelle européenne.
Nous annonçons un caractère fédéral pour l'Archiduché du Médian: un gouvernement fédéré par région, avec un Parlement régional fondé sur les départements. Nous annonçons que le chef de l'Etat, l'Archiduc ou l'Archiduchesse (résidence à Poitiers), sera élu(e) par le Congrès fédéral du Médian sans aucun pouvoir. Notre régime sera donc une monarchie parlementaire élective avec pour chef de l'exécutif, la ou le Premier-Ministre responsable devant le Congrès fédéral (qui sera situé à Tours), élu par scrutin de liste à deux tours, à la proportionnelle partielle (comme en Allemagne).

Nous proclamons enfin, comme langues co-officielles: le français (langue de travail et de communication), l'oïl berrichon, le poitevin-saintongeais et l'occitan limousin langues régionales (le français demeurant la langue générale de l'éducation) qui seront apprises à raison de deux heures par semaine de l'élémentaire au baccalauréat.

Nous porterons dans les prochaines semaines, notre candidature à l'Union européenne et bien évidemment nous gardons l'euro.

La décision d'indépendance sera ratifiée par référendum. Nous avons pris contact avec le président de la République française qui rendra au Médian sa première visite officielle. Suivie de celle d'Angela Merkel, chancelière de la République fédérale allemande. Les forces militaires seront assurées par une communauté franco-germano-britannique de la Défense.

Nous accordons au président de la France, le titre honorifique de Marquis et co-Archiduc, cela lui fera un titre de plus, avec celui de co-Prince d'Andorre et de Chanoine du Latran! De même que nous accordons à l'ancienne présidente de région Poitou-Charentes, le titre honorifique de Baronne sérénissime, du aux services qu'elle a rendus à sa région!

mardi, juin 03, 2014

Article issu de "La Délivrance": "l'indépendance du Médian est venue!"



La Délivrance, 02 juin 2014

C'est fait! Les régions Centre, Poitou-Charentes et Limousin ont profité de la Réforme territoriale française pour proclamer leur indépendance. Le mécontentement couvait et on entendait encore dans les rues, les manifestations: "Le Médian au coeur! Le Médian au coeur!"

Retour sur un indépendantisme
Depuis plusieurs années, les mouvements autonomistes, culturels et indépendantistes avaient germé dans les 3 anciennes régions. Il était apparu "La Marche des fiertés des Centres humaniste et sociale" (interdite aux extrêmes, aux ultra-conservateurs, aux réacs de tout poil) où sociaux-démocrates, conservateurs modérés, écologistes, libéraux et communistes se cotoyaient, dépassant les clivages.
Egalement, on s'est mis à fêter l'anniversaire du décès de la duchesse et reine Aliénor d'Aquitaine ayant vécu au XIII° siècle, parce qu'on ne connait pas la date de sa naissance. On fête Aliénor le 31 mars, en souvenir de la duchesse et reine morte le 31 mars 1204. Elle est appelée ici "Aliénor du Poitou"  (puisque née à Poitiers et de langue occitane, parler limousin) et en 2004, lors du huitcentenaire les rues de Poitiers, La Rochelle, Angoulême, Limoges, Bourges, Orléans et Tours
ont vu fleurir les drapeaux rouges et jaunes aux fines bandes bleues. L'indépendantisme était apparu, à partir de la parole de l'ancien Premier-Ministre français libéral Pierre-Louis Redondant, en 2002: "Le centre, c'est où le centre, c'est à Paris?" ou son célèbre "Sans les côtés dans une assiette, il n'y a pas de centre et c'est pour cela que le centre a besoin des côtés pour vivre, même si les côtés ont besoin du centre pour manger" [en référence aux riches terres à blé et à l'élevage florissant des centres]
Le célèbre slogan était né, "On n'est pas la cinquième roue du carrosse! Le Médian au coeur!"
S'en était suivi une crise politique, à l'instar des partis flamands vis-à-vis des partis wallons en Belgique, le PSDM (Parti Social-Démocrate Médian) s'était séparé du PS, le PCMM (Parti Conservateur Modéré Médian) de l'UMP, le PLM (Parti Libéral Médian) du Nouveau Centre, le POM (Parti Ouvrier Médian) du PCF et le PVM (Parti Vert Médian) des Verts; les hommes et femmes politiques pro-Médian n'ayant pas souhaité de créer un parti d'extrême-droite. Depuis lors, les pro-Médian avaient rencontré les partis catalans et le SNP écossais mais jusqu'à présent parlaient d'une région Centre indépendante, Poitou-Charentes indépendante et Limousin indépendant
 car trop différentes et seulement d'une fédération d'Etats-Nations pour mutualiser les coûts, jamais d'un pays uni. Déjà on entendait parmi la population "Non mais vous nous voyez faire 500 km entre Dreux et Brive? Faut pas pousser!" ou encore "Ca serait bien qu'on ait le TGV entre Poitiers et Limoges, déjà, parce que le TER entre deux capitales régionales qui traverse la moyenne montagne, ça le fait moyen. Alors imaginez, un pays!"
Ces trois régions ont toujours milité pour le TGV Paris-Centre-Clermont et Paris-Limoges-Poitiers mais elles ont été déçues depuis 12 ans, du fait des restrictions budgétaires.
Mais tout le monde savait que la région "mastodonte" était dans les cartons ou sinon la région "Centre-Auvergne-Limousin" et ne voulait pas de cette solution technocratique.

Colère
"Quand on a vu sur Internet hier soir, vers 21h30 que l'on nous mettait les trois régions, sans savoir la capitale de région, sans lien entre La Rochelle et la Beauce ou encore le Limousin et le Poitou, oui , on a été en colère. Surtout que la Bretagne à 4 départements demeure... Vraiment, ce n'est pas logique!" raconte une jeune étudiante à La Rochelle.

A vingt-deux-heures, les gens sont sortis dans la rue et les responsables ont proclamé "L'archiduché du Médian" avec une pointe d'ironie et d'humour, car les trois régions ont la taille de l'Autriche, même si elles regroupent un PIB équivalent à PACA.
"On ne sait pas si on deviendra une monarchie parlementaire ou une République, mais l'humour a toujours été notre arme face à l'absurdité d'Ubu la technocratie!" s'exprime la première-secrétaire du PSDM, Evelyne Saint-Nectaire, de Niort.
"On est soulagé, au moins, on va pouvoir s'organiser et dans les prochains jours, on va déclarer langues officielles, l'occitan limousin, le poitevin-saintongeais et l'oïl berrichon, avec le français." déclare Barthélémy Restons, président du PCMM, de Chartres.

mardi, mai 27, 2014

Elections européennes, quelles perspectives pan-européennes? Analyse personnelle

Les élections européennes ont rendu leur bilan. Voici le nouveau mandat 2014-2019 ouvert.
Quelques chiffres pour poser le débat: plus de 57% d'abstention à l'échelle européenne, soit à peu près le même score qu'en 2009, à noter que la Slovaquie voit atteindre les 80% d'abstention, dans une démocratie indépendante née il y a 21 ans, cela fait de la peine.
L'UE n'attire plus comme objectif, moteur et support d'optimisme en Europe, cela fait 15 ans que cela dure pour le bloc ouest-européen et plus de cinq pour les PECO (Pays d'Europe Centrale et Orientale), alors qu'on connait une Dépression économique, que l'UE n'a pas vraiment réglé la crise monétaire, même si elle l'a stoppée (notamment grâce à Mario Draghi)...
Au final, le PPE gagne par avantage, mais non pas réelle victoire avec 212 sièges, le PSE obtient 190 sièges (en léger recul), l'ALDE obtient 72 sièges, les Verts 55 sièges, le GUE 43, les souverainistes et nationalistes divers 179. Les nationalistes sont en hausse, de même que les communistes/gauche de la gauche.

Les gouvernements en place qui ont été battus sont: le gouvernement britannique (conservateur), français (socialiste), néerlandais (libéral), autrichien (social-démocrate), bulgare (social-démocrate), croate (social-démocrate), danois (social-démocrate), suédois (conservateur), portugais (conservateur), grec (conservateur), polonais (libéral),estonien (libéral), letton (conservateur), lituanien (social-démocrate), tchèque (social-démocrate), roumain (libéral).



Cela s'explique par la déception plus ou moins forte des équipes en place au pouvoir, mais aussi par de relatifs échecs ou véritables économiquement, davantage pour les pays d'Europe du sud, ou bien par une stabilisation haute de la peur de l'immigration en Europe du nord.
A noter que la Grèce et la Lettonie ont répondu non massivement à l'austérité en donnant une large victoire aux communistes/gauche de la gauche. Les sociaux-démocrates ont gagné sur la droite au Portugal, en Suède et en Roumanie. Ils ont obtenu de bons scores en Grande-Bretagne et en Allemagne sans pour autant gagner la 1ère place.

Plusieurs nouveautés ont de l'importance dans ce nouveau Parlement européen 2014-2019:
-la place que prend les souverainistes et les nationalistes (le Front National à 25% - extrême-droite-, le UKIP-United-Kingdom Independence Party (souverainiste) et le Parti Populaire Danois (extrême-droite) à 20%; sans compter l'arrivée de quelques députés néo-nazis Aube dorée en Grèce et un député du parti allemand néo-nazi NPD)
-la montée du néo-communisme, suite aux plans d'austérité, surtout en Grèce où Syriza et Alexis Tsipras dépassent les 26%
-la baisse assez importante des conservateurs (PPE), qui maintiennent leur place de premier parti mais perdent plusieurs dizaines de sièges, notamment du au maintien des sociaux-démocrates (moyenne européenne), notamment en Allemagne où le SPD prend 6 points sur la CDU.

Face à cette nouvelle configuration, il y a plusieurs défis sur lesquels l'Union Européenne doit se pencher:
-la démocratisation de l'UE, tant attendue. Les dirigeants de l'UE doivent comprendre que les citoyens européens ne s'intéresseront davantage à cette dernière que si la démocratisation, le renforcement du Parlement et davantage de transparence dans les débats soient mis en oeuvre. Les citoyens attendent que les politiques viennent devant les gens, parler en province, dans les médias sur les choix qu'ils veulent prendre et accepter de les soumettre au débat et à l'avis des citoyens. Cela passe par des votes de confiance dans les Parlements nationaux. Cela passe aussi par le fait que le Parlement européen pourra proposer également des débats et des projets de directive, directives pouvant être soumises aux Parlements nationaux. Bien évidemment Angela Merkel doit se plier à l'élection parlementaire et accepter Jean-Claude Juncker (gagnant) comme candidat de la Commission et que les sociaux-démocrates puissent influer la politique européenne, puisque rien ne passera sans eux.
-approfondir la Construction européenne: l'élargissement à 28 est le maximum que peut l'UE pour 20 ans. Le reste des Balkans devra attendre. La Turquie pour des raisons de manque de démocratisation et de pluralité politique/représentation politique des minorités, reconnaissance du Génocide arménien ne peut pas rentrer dans l'UE. Comme la Turquie ne semble pas changer pour tout de suite, son adhésion n'en est que remise aux calendes grecques. Les questions d'un gouvernement économique, d'une vraie politique publique de l'énergie et d'une construction d'une CED (Communauté Européenne de la Défense) sont les nouveaux chantiers de l'UE.
L'UE ne peut plus être une organisation naïve du point de vue du libéralisme commercial, puisque les USA, le Brésil, l'Australie, la Chine, l'Inde etc... sont protectionnistes, ne pas assumer une préférence européenne est une erreur, cela nous a empêché depuis 15 ans de fonder des champions européens de rang mondial (ex: Pechiney revendu à la pièce à Alcan puis racheté par Rio Tinto), cela veut dire aussi que le dumping fiscal et social dans l'Europe n'a jamais été une assurance de la vraie concurrence, mais davantage une tiers-mondisation des travailleurs européens, mis en concurrence entre eux, avec pour viseur les payes chinoises ou brésiliennes.
Un approfondissement de la construction européenne passe par une Directive Services remettant en cause ces dumpings fiscaux et sociaux, puis une harmonisation par le médian-haut des fiscalités ouest-européennes.
Bien évidemment la question de l'impôt européen sur les bénéfices se posera, pour que l'UE ait un vrai budget, digne de ce nom.
Angela Merkel doit comprendre qu'une Europe conservatrice-libérale à l'allemande type CDU ne marchera pas et entendre les revendications socio-économiques (gouvernement économique de l'euro, traité social) et François Hollande doit entendre- ce que n'ont fait ni Chirac, Jospin et Sarkozy- la volonté allemande d'une Europe politique et François Hollande doit enfin taper du poing sur la table sur les revendications d'investissement et d'approfondissement social et pas faire comme en juin 2012 ou Michel Sapin en avril 2014 "je vais négocier".
Une UE sans une France à l'aise en Europe, mais au-delà de la France, sans des Européens progressistes et sociaux à l'aise en Europe ne fera que renforcer l'affrontement stérile, car le clivage gauche/droite existe bel et bien. La France doit savoir utiliser la "politique de la chaise vide".

-écouter les peuples européens et répondre aux peurs: La Grèce, mais aussi la Lettonie ont dit non à l'austérité. De nombreux Européens de gauche comme de droite ne souhaitent pas un sacrifice de leur Etat-providence aux bénéfices d'une politique monétariste. Le bien-être social et l'apport de nouveaux droits socio-économiques n'est pas négociable et fait partie de l'évolution et progrès des démocraties modernes. Certaines populations dans les pays ont exprimé des peurs face à l'immigration. Ce sont des peurs irrationnelles, ces personnes nouvellement venues ne sont en rien des "hordes militaires attentant aux pays". Toutefois on peut constater que Frontex (politique des frontières de l'UE) n'a pas de moyens, l'UE doit se doter d'une vraie police des frontières, avec des moyens continentaux qui contrôle efficacement les frontières méditerranéennes, les frontières d'Europe de l'est et les aéroports internationaux.
En même temps, la vraie solution de fond, c'est que les pays de départ aient une situation politique et économique stable, la France le fait en ce moment au Mali et en Centrafrique, mais il faut que toute l'UE mette en œuvre un programme de stabilisation et de développement économiques de l'Afrique, en renforçant les accords ACP-Lomé et en les européanisant.
Du point de vue de la Roumanie, Bulgarie et Slovaquie qui n'offrent pas de perspectives dignes de ce noms à leurs ressortissants roms, l'UE doit mettre les moyens financiers pour le développement des quartiers roms, leur dé-ghettoïsation, la lutte contre la discrimination anti-rom et s'assurer sur place (agents de l'UE) et véritablement que les fonds ne soient pas détournés et/ou non-utilisés, sous peine de sanction financière vraiment dissuasive pour les gouvernements se fichant de cette question et fermant les yeux sur la corruption des aides européennes aux populations roms.

-parler à la Grande-Bretagne: la Grande-Bretagne avec son vote UKIP, mais au-delà de cela les conservateurs et un peu les travaillistes n'ont pas pris conscience que l'UE est incontournable pour le pays. En effet, les USA sont en train de quitter l'Europe comme zone stratégique prioritaire et la Grande-Bretagne n'intéressera plus les USA. Ce sera la Chine, l'Inde, le Nigéria, l'Afrique du Sud et le Brésil. Donc les Britanniques vont être abandonnés dans leur "alliance et relation très spéciale". Et la Grande-Bretagne seule, comme l'Allemagne seule ou la France seule ne vaut plus rien face aux mastodontes asiatiques actuels et futurs et africains futurs. Il ne restera donc à la Grande-Bretagne que l'UE.
Immédiatement, on peut comprendre que d'aller dans un processus un peu global et tirant vers le fédéralisant fasse peur et donc que le souverainisme soit roi au pays de la Reine. On peut comprendre que le pays veuille garder pour longtemps sa Livre sterling. Soit, mais le pays, tout en restant dans l'UE, ne doit pas empêcher un troisième cercle d'approfondissement européen et doit renoncer à son 'I want my money back'.
De plus, rien que pour son intérêt vital propre, le pays ne semble pas encore avoir compris que le refus de l'Europe mènera à la partition du pays et à l'indépendance de l'Ecosse, irrémédiablement suivie du Pays de Galles et de la réunification entre l'Irlande du nord et la République d'Irlande. Le pays aura tout perdu, même son drapeau et ne sera plus que "l'Angleterre". Avouons et gageons que la réduction du Royaume-Uni à l'Angleterre soit pris comme une catastrophe par le pays.
C'est ainsi qu'à terme la Grande-Bretagne fera partie de la Communauté Européenne de Défense, vraiment autonome d'abord de l'OTAN puis remplaçant l'OTAN.
Pour notre pays frère, germanisation d'une France du nord (par rapport au caractère saxo-normand), c'est "l'Europe ou la mort."

samedi, mars 15, 2014

Emettons une hypothèse à fond renversé: l'autonomie du Québec?

Cette campagne anticipée 2014 au Québec est partie de la question du leadership et l'obtention d'une majorité par le gouvernement minoritaire péquiste du Québec pour arriver assez vite , avec l'arrivée du candidat "vedette" Pierre-Karl Péladeau sur la question de la souveraineté.
Encore, me direz-vous? Certainement, mais c'est ainsi. Le vieux monde du clivage indépendantisme/fédéralisme au Québec n'en finit pas de ne pas laisser la place au clivage gauche/droite.
Rappelons que les élections et l'enjeu principal des gens, même au Québec, toujours plus en temps de crise, c'est 'It's the economics, stupid!' tel le mot de Bill Clinton en 1992. Les gens veulent qu'on leur assure qu'ils continueront d'avoir un emploi, ou qu'ils vont pouvoir en retrouver un grâce à une conjoncture correcte pour l'économie.
Mais bon, ce serait également incomplet de gommer que la majorité des Québécois, même les Libéraux en bonne partie sont nationalistes (au sens québécois: se sentir une nation). Cependant le candidat principal du Parti Libéral du Québec a du mal à comprendre que le PLQ doit redevenir bourassien pour séduire les régions francophones qui le sont autour des 90/95%.

Alors, pourquoi parler d'autonomie? Tout d'abord précisons ce qu'est une vraie indépendance. Une vraie indépendance au Québec, c'est avoir le dollar québécois, une vraie indépendance au Québec c'est avoir l'armée et la diplomatie complète québécoises.
Ce qui est bizarre, c'est que peu de personnes au Québec sont sur cette ligne-là. La ligne Parizeau en somme. Etonnant, non?!

En réalité, ça ne l'est pas tout à fait. D'une part, j'ai rappelé l'impératif absolu de la défense et la promotion de l'emploi, d'une économie prospère et bien-sûr sociale avec une redistribution de services pour les Québécois (Carte Soleil,...). D'autre part, même si ça ne fait pas plaisir à mes amis souverainistes, au moins plus de la moitié des Québécois n'est pas rassuré par une perspective de "couper les ponts", parce qu'il n'est pas prévu de déménager le Québec et de le faire dériver près de l'île de Ré. Ils le savent pertinemment bien, même s'ils ne veulent pas l'avouer! Donc une coopération pan-canadienne est inévitable et c'est reconnu et le gros bon sens que l'instabilité d'un territoire quant à son avenir politique n'est pas un gage de confiance quant aux entreprises et les patrons.

Quand le PQ et Pauline Marois disent: "On va garder le dollar canadien, le passeport canadien et on demandera un siège à la Banque du Canada"... ça s'appelle l'autonomie, pas l'indépendance.

La CAQ est autonomiste, puisqu'elle a repris là dessus, les positions de l'ADQ.

Le NPD en parlant de fédéralisme asymétrique dit en substance qu'une province (et peut-être toutes les provinces) peut bien avoir plus de pouvoirs qu'aujourd'hui face à l'échelon fédéral... ça s'appelle aussi l'autonomie.

Nota: quand on compare la souveraineté-association avec l'Union Européenne, cela n'est pas pertinent , une UE à la canadienne fonderait une nouvelle monnaie ou du moins la renommerait, appelons là "boréal". Une UE à la canadienne ne mettrait en commun que la coopération économique/les douanes mais pas le reste. Enfin une UE à la canadienne qu'on pourrait appeler "Confédération boréale" proposerait au Groënland, peut-être futur Etat souverain de les rejoindre.
Précisons aussi qu'un entité non souveraine, si l'Etat souverain le lui accorde peut avoir un siège à l'ONU, comme les RSS d'Ukraine et de Biélorussie de 1945 à 1991, en remerciement de l'URSS à la résistance à l'occupant allemand.

Que le PQ le dise franchement, qu'il est autonomiste. C'est probablement l'équilibre pour beaucoup de Québécois: oui ils sont une nation, oui ils se sentent quand même différents des Canadiens anglophones mais non, ils n'ont pas plus envie que cela de devenir indépendant. Et encore moins de devoir se coltiner un 3e référendum, puis un 4e, puis un 5e etc...
Et parlons des sujets concrets , d'ici et de maintenant qui intéressent la majorité des Québécois: l'emploi, les services...



dimanche, février 23, 2014

Comprendre la seconde révolution ukrainienne à travers le prisme de son histoire culturelle et politique

L'Ukraine semble être un personnage sorti de l'Antiquité romaine, sous les traits de la divinité Janus, le dieu aux deux visages et cela renforce le mystère ukrainien.
L'Ukraine est-elle simplement ukranophone ou totalement russifiée? L'Ukraine est-elle divisée en deux, tels deux blocs où elle-est unie au-delà de tous les périples? Se sent-elle proche de la Russie et des Russes ou est-elle foncièrement nationaliste?
Un simple oui ou non, une vision en noir et blanc ne saurait décrire la complexité du troisième pays de l'ex-URSS après la Russie et le Kazakhstan.

En premier lieu, pour répondre aux questions qui introduisent cet article et que tous les commentateurs se posent quand on aborde la question ukrainienne, on peut dire que l'Ukraine est majoritairement ukranophone (65% de la population), même à l'est mais que le taux de bilinguisme usuel dans la vie de tous les jours est l'un des plus élevés dans un même et seul pays. En 1991, au sortir de l'URSS, 54% des Ukrainiens (dont 83% sont de nationalité ethnique ukrainienne) apprenaient le russe comme 1ère langue d'étude et même si ce chiffre a baissé à 23,9% en 2004, il n'en demeure pas moins qu'avec le sourjik, langue populaire mélangeant le russe et l'ukrainien, en plus d'un bilinguisme classique ukrainien/russe, on estime que le taux de bilinguisme monte jusqu'à atteindre la moitié de la population.
Même dans les grandes villes de l'ouest nationaliste ukrainien de Galicie et de la Podolie, on utilise autant le russe que l'ukrainien. L'ukrainien n'était pas réellement reconnu comme langue au XIX° siècle parce que c'était un instrument d'un potentiel nationalisme ukrainien, quand le deuxième grand poète ukranophone Tarass Chevtchenko (après Ivan Kotliarevski, à la fin du XVIII° siècle) écrit le poème "Le Fils" en 1847, il critique à la fois le panslavisme et la personne du tsar Nicolas Ier, il est arrêté et exilé dans les montagnes de l'Oural. Il faut attendre le recensement de 1897 pour que l'on parle pour la première fois de nationalité "ukrainienne". La politique était à la russification pendant le tsarisme.
Avec la Révolution d'Octobre 1917 et la Loi des Nationalités en janvier 1918 (donnant des droits aux ethnies autres que russe slave en Russie) va changer un peu la donne, une politique d'ukranisation est officiellement proclamée, mais à laquelle, il sera mis un terme par Staline en 1932, parce qu'il craignait la montée du nationalisme ukrainien antirusse. De 1932 à 1933, Staline va d'ailleurs organiser la Grande Famine du Holomodor qui est un mot-valise en ukrainien qui signifie "extermination par la faim", parce que les koulaks (paysans) ukrainiens refusaient en masse la collectivisation par les kolkhozes (coopératives tenues par les sections locales du Parti Communiste) et les sovkohzes (fermes d'Etat). Famine organisée qui va causer la mort de 2,4 millions de morts à 7,5 millions de personnes. Ceci est un épisode tragique mis en exergue par la diaspora ukrainienne qui était foncièrement antisoviétique.
L'ukrainien était tout de même la seule langue officielle de la République Socialiste Soviétique d'Ukraine, mais de facto le russe était la seconde langue et la langue de relation avec le Comité Central du Parti Communiste d'Union Soviétique (PCUS). En 1991, 90,5% des Ukrainiens votent pour l'indépendance dont une très forte majorité d'Ukrainiens de nationalité ethnique russe (17%) et en 2003, un sondage montrait que 75% des Russes et Ukrainiens russophones d'Ukraine (25% de l'ethnie ukrainienne) estimaient que l'Ukraine était leur patrie. Donc l'Ukraine n'est pas réellement divisée en deux blocs, même si en 2003-2004 , les Ukrainiens russophones et Russes d'Ukraine ont voté massivement pour Viktor Ianoukovitch , de même en 2010, tandis que le centre et l'ouest votait pour Viktor Iouchtchenko en 2003-2004 et pour Ioulia Timochenko en 2010 (voire Vitali Klitchko).

Comment doit-on percevoir cette partition politique? En réalité, les Ukrainiens russophones et les Russes d'Ukraine souhaitent maintenir un lien économique avec la Russie, car l'est du pays a davantage gardé des vieilles usines venant des combinats industriels de l'ex-URSS et qui sont "perfusées" par le "grand frère russe", ou bien à Odessa et en Crimée (à majorité russe ethnique), la présence des soldats russes amènent un certain nombre de dividendes à ces régions. Donc se couper de la Russie, c'est se couper en bonne partie de ce partenaire vu comme généreux. Sans compter la menace russe de couper le gaz, ressource énergétique principale pour le chauffage, alors qu'à l'indépendance, l'Ukraine possédait de vieilles centrales nucléaires non réellement sécurisées de type Tchernobyl, que la communauté internationale a poussé à démanteler.

En août 2013 quand Viktor Ianoukovitch a annoncé publiquement qu'il allait signer l'accord de partenariat (et non d'adhésion) avec l'Union Européenne, il a été plébiscité par la grande majorité des Ukrainiens, car les Ukrainiens constatent bien la nécessité de diversification des partenariats et de ne plus dépendre du seul "grand frère russe", qui a tout de même coupé le gaz en 2009 en accusant les Ukrainiens de priver les Bulgares et les Slovaques de chauffage! La virevolte du président Ianoukovitch en novembre 2013 a provoqué l'ire d'une partie des Ukrainiens dont notamment les Kiéviens, car il n'a pas tenu sa parole et comme beaucoup d'autres personnalités de la classe politique ukrainienne, il était mêlé à des affaires ou des soupçons de corruption et a en définitive signé son départ de la vie politique, quand la Rada (Parlement) ukrainienne a voté le 22 février la destitution du président Ianoukovitch, par sa propre majorité (Parti des Régions + les partisans de Ioulia Timochenko et Vitali Klitchko). On ne peut dire ce que sera l'Ukraine demain, si elle va maintenir son cap d'indépendance et de relations équilibrées entre Russie et Union Européenne ou si la seconde révolution ukrainienne (après la Révolution Orange de 2004) va échouer. L'avenir est dans les mains des Ukrainiens.