ANNONCE POLITIQUE DANS LE MARASME DE LA SITUATION ACTUELLE (A GAUCHE)
-Petit rappel-
Depuis 2022, connaissant bien la gauche française et son bordello (ou organisation façon armée mexicaine, c’est selon), je le sentais venir gros comme une maison. La gauche allait mettre 5 ans à se crêper le chignon, à faire X réunions pour savoir quelle était LA meilleure ligne, à soutenir comme des groupies, chaque intervenant qui aurait daigné ouvrir la bouche : Sandrine Rousseau, Jean-Luc Mélenchon bien-sûr, Fabien Roussel, Boris Vallaud, François Hollande, Raphaël Glucksmann…
On se serait cru encore à la période de Ségolène 2007, ou pour les plus anciens à Rennes 1990 ou au XVIII° Congrès du PCF à Saint-Denis en 1994 quand Georges Marchais a passé la main à Robert Hue et que le Bureau Politique a juré Dieu comme fer, suivi par les suivistes de l’époque (et ceux qui n’ont pas suivi, ont quitté bruyamment le Parti) que le PCF allait se réformer tout en restant communiste, révolutionnaire et léniniste mais avec la démocratie …
on a vu, tout ça.
-Personne n’y arrive-
Aucun, aucune n’est capable à gauche depuis 2017 de se distancer des autres. Pas même Jean-Luc qui a pourtant réalisé en 2017, une excellente et idéale campagne, avec le recul. Il y avait tout, l’élan, la joie, les idées et le fond et même un petit parfum «de vrai candidat du PS traditionnel » avec le soutien des communistes en prime, le tout avec la cerise sur le gâteau, une écologisation de la ligne. Tout allait dans le meilleur des mondes et Charlotte Girard, veuve du très regretté et brillant François Delapierre, en conseillère spéciale du Sénateur mythique depuis 1986 (date du grand bain politique national du Petit Timonier, ça fait 40 ans cette année, que le « vieux » est en lice). Et puis le Timonier a tout gâché, évolution 2019 « tant pis je redeviens néo-trotskiste », insurrectionniste (même s’il y avait déjà des prémisses avec la création en 2016 de la France Insoumise) et là ça prenait corps, vraiment, « le Bruit et la fureur », avec « la République c’est moi », mais surtout le débarquage en règle de Charlotte Girard, l’installation manu Politico Burello -(ablatif de Politicus Burellum, Bureau Politique en latin)- de la militante associative Manon Aubry, la constitution à l’air libre du premier cercle (mais qui existait déjà avec le parti-Bureau Politique « PDG », le Parti de Gauche) et l’envie enfin avouée de l’hégémonie quitte à y aller au bulldozer contre les autres à gauche…
-Les petits désastres-
Et les autres… oh bah les autres, Jadot a fait une campagne molle, Hidalgo soutenue par l’aile droite du PS a coulé plus vite et plus fort que le Titanic, Sandrine Rousseau a voulu devenir une égérie façon « Angela Davis » mais qualité Wish, le PS s’est re-divisé à nouveau, comme il a le secret de ces congrès fratricides, au Congrès de Nancy en juin 2025 et Fabien Roussel (ni ses prédécesseurs), joue à l’autonomie et tant pis si le PCF n’a jamais redéfini ce qu’est « le communisme autonome du reste de la gauche » après l’enterrement définitif de l’URSS et d’un pseudo-léninisme , qui ne pouvait plus avoir de corps après Kronstadt, la Guerre civile russe, la manipulation criminelle du léninisme par Staline (exécutions, goulags, génocides ukrainien et kazakh, Katyn, invasions des Pays baltes et de la Moldavie, forcing en Europe Centrale et balkanique avec les coups d’Etat organisés entre 1946 et 1948) et les interventions extérieures soviétiques par Khrouchtchev et Brejnev en Hongrie (1956) et en Tchécoslovaquie (1968) ; sans compter les Révolutions du peuple de 1989, en Hongrie, Tchécoslovaquie, RDA, Roumanie et la tristement infructueuse révolution du peuple à Tiananmen en Chine.
-Alors, quid ?-
Oui, oui tout le monde est rhabillé pour la Collection Automne-Hiver 2026 et tiens même pour celle de Printemps-Eté 2027, mais bon comme on est habitué désormais à gauche, aux fripes de chez Shein, niveau qualité politique (le sens, le programme, la manière de présenter et surtout de rassembler), ça devrait aller ! Non trêve de plaisanterie, il est temps de prendre le ciseau du tailleur et de reprendre le costume si abimé de la gauche et des écologistes. Finie la Comédie, juste pour rappel, on a le risque de voir arriver Marine Le Pen et sinon du retour du macrono-droitard, Edouard Philippe. Ça fait rêver non ? Surtout quand on se réveillera fin juin, voyant les unes dans le monde, au RU, Allemagne, Canada, Japon, Ukraine… ne comprenant pas ce qui se passe. Bonjour le phare « lumineux » de 1789, il va en prendre un sacré coup. Mettre, soit une Présidente d’extrême-droite, soit à nouveau un pays politique introuvable et un ancien Premier-Ministre, qui peu importe son sérieux, n’a pas mal raté son coup entre 2017 et 2020.
Et pendant ce temps-là à gauche ? « Ah gagner les élections ? Oui, mais pas le temps, on a une division à accomplir ! »
Il est temps, à nouveau, pour citer Jean-Louis Aubert de reprendre le bleu de chauffe sur le terrain et la logique réflexive du militant qui sommeille en moi, après 4 ans ; vues toutes les tartufferies, les comédies de boulevard sans saveur, les farces qui durent 1 seconde et qui sont longues à supporter, après 4 ans de « j’en ai marre ». Objectivement, on peut comprendre, on nous prend à longueur de journée pour des cons, par des messieurs et des mesdames qui se la racontent, alors que plus vide que ça le trou noir de la Constellation du Cancer, fait petit jeu, c’est juste horripilant.
-Jean-Luc Mélenchon veut juste l’hégémonie et est prêt à sacrifier la gauche pour ses 16% plafond de verre, pour ne jamais gagner au second tour, s’il daigne arriver à passer le premier tour ;
-Fabien Roussel en veut à Jean-Luc Mélenchon pour le SMS de « la mort et le néant » mais finalement ne travaille pas à donner une nouvelle définition du communisme français en 2026 (vraiment différent d’un socialisme démocratique traditionnel) ;
-Sandrine Rousseau tente l’anarchisme et cancellisme américains, alors que ce n’est pas notre culture ; les anarchistes ayant toujours été à la marge ; sauf les proudhoniens, car héritiers du socialisme utopique, qui s’est refondu dans le socialisme jauressien et blumien ;
-Les Sociaux-Démocrates (SD) ont décidé de faire la peau au vieux parti d’Epinay et de le tailler en pièce pour leur ligne, qui ne gagnera pas, car leur ligne centriste a été éprouvée par le macronisme ; oui il pourrait y avoir un centre-gauche minoritaire et influent qui porte sa voix auprès du socialisme-écologisme traditionnel (ce qui reste de la gauche) et du néocommunisme (en gros la FI sans les défauts de la FI), les Boris Vallaud, Raphaël Glucksmann, François Hollande, croient pouvoir gagner et se partager l’argent du PS et la potentielle vente du siège de Vanzuppe (acheté après la vente de Solférino) ; Ils ne sont pas crédibles, leur campagne est désastreuse (cf Raphaël Glucksmann) ; comment un ancien président qui a dérivé centriste et s’est dédit d’un « Jospin + » minimum, qui aurait dû être sa ligne de 2012 à 2017 et nous sort, il y a quelques jours des mesures dignes du centre-droit modéré : retraite à 63 ans (feu de la retraite à 62 ans, qui avait été de son fait) et TVA sociale à 24%. Le divorce est consommé, c’est la fin définitive du PS d’Epinay, déjà mort en avril 2017, après la défaite consécutive du quinquennat de François Hollande puis de Benoît Hamon au premier tour de la Présidentielle. Le Parti se divisera après juin : les SD iront former un grand parti centriste avec Raphaël Glucksmann… et nous ?
Nous ? Nous, nous devrons reconstruire la gauche, sur un énoncé de principes de « Je vote pour » (comme le message de la campagne de Benoît Hamon, de 2017), les néocommunistes devront s’occuper de leur branche, après la défaite de Jean-Luc Mélenchon. Nous, nous portons le sérieux, la ligne, LA gauche non pas unique et exclusive, mais LA gauche au sens Jaurès et Blum, éternels repères de notre camp, des penseurs de la gauche utopique également (vers les années 1820) et finalement ce que nous devons appeler le postmarxisme : la pensée marxienne, à travers une analyse débarrassée des filtres SD, PC, mais aussi du postkeynésianisme. Nous, à nous de repenser une société coopérative, humaniste, solidaire, qui pense une alternative sociale, écologique et économique au financiarisme (en gros le nixonisme-reaganisme, qui a cours depuis le cours des années 70 et la réalisation de la fameuse école de Hayek et Friedman). Et en gros ? En gros, Olivier Faure, que l’on peut critiquer pour son charisme modéré, n’en demeure pas moins le Dernier des Mohicans du socialisme-écologisme mâtiné de Jaurès, Blum, des socialistes utopiques, mais aussi d’Elisée Reclus (un célèbre anarchiste écologiste du XIX° siècle). Il devrait présenter sa candidature à la « petite » Primaire des socialistes (est-ce que certains, à défaut d’en avoir toujours le titre, le sont toujours ? , ça c’est une autre histoire !). J’ai décidé de le soutenir, oui toute la perfection des conditions ne sont pas réunies, mais est-ce de ma faute ou de celle d’Olivier Faure ? Peu, objectivement, j’ai déjà cité les fautifs. Lui seul pourra demeurer le rempart de la fameuse « Vieille Maison ». Mais j’espère bien la voir rénover, dans les prochains mois et les prochaines années et prospérer à nouveau, un jour comme alternative réelle pour la France, l’Europe et le monde. Et qui sait, peut-être dès 2027 ? Mais ça, c’est une autre histoire. Allez, haut les cœurs !