Quand j'entends que la social-démocratie depuis 30 ans, au niveau social, n'a pas répondu aux attentes des gens comme argument de la hausse du Front National. Je me dis un mot : déconnexion. Déconnectons le contexte français du contexte européen (puisque la social-démocratie est européenne et plus précisément nord-européenne à savoir l'alliance du parti du peuple et du syndicat). Ce n'est pas le cas en France.
En effet, la gauche, a toujours eu à coeur, et entr'autres, le Parti Socialiste français, dans sa ligne fondatrice jauressienne de ne jamais méler réformes sociales et assurances privées. Le socialisme français, toutes tendances confondues, a cet aspect et ce crédo que c'est bien la solidarité publique et l'Etat qui arbitrent ces questions. C'est en cela que nous sommes différents des autres partis socialistes d'Europe du nord.
Les partis extrêmes montent en Europe car les Européens ont le sentiment que l'Europe est en déclin face aux puissances émergentes, il y a la peur d'une immigration massive (qui n'arrivera pas), en effet les difficutés sociales et aussi notons-le, un vieillissement de la démographie européenne. Quand on est plus vieux, on est encore , plus souvent conservateur.
Oui la crise est aussi le fruit du laissez-faire dans les pratiques financières et comptables au niveau international, politique surtout soutenue par les partis de droite, mais aussi parfois par des tendances dites de "la troisième voie socialiste"
Oui , il faut un changement global de la politique de la gauche , au niveau européen et mondial, mais sur le plan ECONOMIQUE.L'erreur que nous avons faite c'est de croire que le dialogue social pouvait arriver comme cela. Les endroits où les éditorialistes disent que le dialogue social fonctionnerait, sont l'Allemagne et les pays scandinaves, mais en réalité, il ne fonctionne que partiellement. La grogne et les luttes sociales existent aussi en Allemagne et en Scandinavie (d'où l'émergence de nouveaux syndicats comme VERDI en Allemagne).
L'autre erreur que nous avons faite est ne pas avoir voulu et su se coordonner pour élaborer une stratégie et une alliance du progrès au niveau économique. Nos conceptions encore trop contradictoires, ont abouti à cela. Nous aurions dû et nous nous devons de le réaliser,c'est une mise à niveau du PSE et de l'IS sur une conception de la société de transformation sociale.
Quand nous avions de 1994 à 1999, la majorité au Parlement européen et dans les années 90,la majeure partie des exécutifs nationaux, pourquoi ne l'avons pas nous mis en oeuvre? Probablement par manque d'audace et par égoïsme national.
En clair, un coup de collier plus à gauche, pour élaborer un plan plurigouvernemental entre gouvernements progressistes. Sur quoi se mettre d'accord? Sur l'idée de CONTRE-POUVOIR.
La mondialisation appartient d'abord aux peuples,pas aux patrons.
Ainsi il conviendrait de mettre sur pied de vraies institutions ayant poids et influence sur les décideurs économiques: une transparence des flux financiers, développer les banques et les entreprises coopératives,
et bien-sûr mettre en place au niveau de l'Europe un Conseil économique, social, durable et citoyen européen composé d'associations, syndicats, citoyens,ONG
et à l'échelle mondiale une Union mondiale des consommateurs (une vieille idée proudhonienne mais qui ne manque pas de modernité) affiliée à l'ONU et composée de la même manière que le Conseil citoyen européen évoqué ci-dessus.
Blog de PM, à gauche (gauche démocratique et parlementaire)
A PROPOS
Je suis de gauche depuis l'enfance.Je suis membre de la CFDT depuis 2008.
mardi, mars 08, 2011
Nos partenaires
Cela n'aura échappé à personne, depuis 2007, après la défaite de la gauche aux élections présidentielles, la gauche s'est en partie redessinée. Que ce soit la création du Parti de Gauche par Jean-Luc Mélenchon, juste après le Congrès de Reims en novembre 2008 ou l'émergence d'une forme nouvelle de mouvement issu du monde associatif mêlé à des organisations partisanes plus classiques: Europe Ecologie Les Verts, dès les élections européennes de 2009. Le Parti de Gauche, le Parti Communiste ,la Gauche unitaire et d'autres groupements ont fait de même avec le Front de Gauche lors de ces mêmes élections européennes.
C'est une bonne nouvelle, car le Parti Socialiste a vu qu'en 2007, la dynamique de partenaires suffisamment solides pour le report de voix lui a manqué en 2007.
Chacun cultive sa différence et son indépendance,cela va de soi et nous savons qu'à gauche, le modèle du parti unique type UMP, ne fonctionne pas. Il suffit de voir la volonté du centre-droite de s'émanciper de ce système. Différence et indépendance devant rimer avec respect et tolérance.
On peut parfois regretter que Jean-Luc Mélenchon ou qu'Eva Joly fassent des sorties trop sévères concernant la maison de la gauche, de même qu'on peut regretter que les pactes majoritaires soient respectés d'une manière intrigante et inutile, comme au Conseil régional de Rhône-Alpes (majorité PS-PRG-FG-EELV). On peut comprendre que c'est pour se singulariser, mais à force d'aller dans le singulier, il n'y a plus ni pluriel, ni singulier mais rien.
Cette période qui s'ouvre en 2011, en préparation des élections de 2012, avec nos projets respectifs et la nécessité de réaliser un pacte gouvernemental solide, s'annonce utile pour notre pays. J'espère qu'il y aura des Etats Généraux de la gauche comme de 1993 à 1995. Le Parti Socialiste depuis son dernier congrès a compris qu'on ne pouvait plus penser le socialisme sans social-écologie et bien-sûr en conservant notre volonté d'émancipation et de transformation sociales.
C'est une bonne nouvelle, car le Parti Socialiste a vu qu'en 2007, la dynamique de partenaires suffisamment solides pour le report de voix lui a manqué en 2007.
Chacun cultive sa différence et son indépendance,cela va de soi et nous savons qu'à gauche, le modèle du parti unique type UMP, ne fonctionne pas. Il suffit de voir la volonté du centre-droite de s'émanciper de ce système. Différence et indépendance devant rimer avec respect et tolérance.
On peut parfois regretter que Jean-Luc Mélenchon ou qu'Eva Joly fassent des sorties trop sévères concernant la maison de la gauche, de même qu'on peut regretter que les pactes majoritaires soient respectés d'une manière intrigante et inutile, comme au Conseil régional de Rhône-Alpes (majorité PS-PRG-FG-EELV). On peut comprendre que c'est pour se singulariser, mais à force d'aller dans le singulier, il n'y a plus ni pluriel, ni singulier mais rien.
Cette période qui s'ouvre en 2011, en préparation des élections de 2012, avec nos projets respectifs et la nécessité de réaliser un pacte gouvernemental solide, s'annonce utile pour notre pays. J'espère qu'il y aura des Etats Généraux de la gauche comme de 1993 à 1995. Le Parti Socialiste depuis son dernier congrès a compris qu'on ne pouvait plus penser le socialisme sans social-écologie et bien-sûr en conservant notre volonté d'émancipation et de transformation sociales.
dimanche, février 27, 2011
The hope / " Al °Amal" in the arabic-speaking countries and Iran
The dictatorships give us the effect to fall or at least to vacillate one after the other, on the other side of the Mediterranean Sea. Sure this won't occur in two or three months, besides in all the countries of the region but we have to admit that it is about an "irresistible earthquake". The fear does not choke any more the peoples of these countries and the Tunisian click plays the role of epicentre of the shock wave. Egypt one month later followed itself then maintaining Libya. The immediate current event in Libya makes fear and know that Kadhafi bombards the populations is choking. Let us hope that it settles rather fast, because this day, we already speak about several thousand deaths.
Without wanting to mix everything, it seems that we have quite elements to speak about crime against humanity, it reminds attacks by massive weapon of the Kurds of Iraq by Saddam Hussein.However the hope appeared to me, this evening, in the newspaper of France 2, by seeing this Libyan woman organizing, in a kind of room of the congresses in Benghazi, the debates of the after Kadhafi. The whole in impeccable English. Who said that the Arabic peoples were uncultivated, subjected etc.? We are in front of more and more polyglot peoples, computerized, educated, base as a matter of fact for the development. The democracy stayed, which about 14 years after a report(relationship) of the UNDP, was the last necessary link for the real development. The development sustainable or bearable as we say (the social aspect includes naturally the freedom). The democracy thus brings the economic development and not the opposite. The dictatorship it is automatic the submission and the lead screed.
Too much knowledge represents for these dictatorships the most redoubtable poison.
We come to the beginnings of these revolutions and riots:Iran . In 1979, the revolution against the shah was repressed by mollahs fanatical about the absolute power. 2010 will have sounded the knell of the confidence in the regime. Even the more modest and often more conservative populations, which still supported the regime, do not support it any more, because disgusted by the immense corruption of mollahs. Now the regime bet completely on the education, including the girls, in to see them majority to the university. This long process has begin in 1998 with the election of Mohamad Khatami in the presidency. The population is by far, from Tunisia, the most secularized by the region. The young people swear only by the United States or Germany, the Russian or French literature.
These countries seem to build a balance between democracy and Islam, freedom of which that of the customs and continuation on the Turkish model. Challenge of sizebut completely possible for all the countries of the region.
And see three bordering countries (Tunisia, Libya, Egypt) freed or on the brink of being freedn we begin dreaming about an embryo of Arabic common market, where the Tunisian tertiary sector, the money of the Libyan oil and the situation of moving plate of Egypt would draw a completely complementary trio.
Without wanting to mix everything, it seems that we have quite elements to speak about crime against humanity, it reminds attacks by massive weapon of the Kurds of Iraq by Saddam Hussein.However the hope appeared to me, this evening, in the newspaper of France 2, by seeing this Libyan woman organizing, in a kind of room of the congresses in Benghazi, the debates of the after Kadhafi. The whole in impeccable English. Who said that the Arabic peoples were uncultivated, subjected etc.? We are in front of more and more polyglot peoples, computerized, educated, base as a matter of fact for the development. The democracy stayed, which about 14 years after a report(relationship) of the UNDP, was the last necessary link for the real development. The development sustainable or bearable as we say (the social aspect includes naturally the freedom). The democracy thus brings the economic development and not the opposite. The dictatorship it is automatic the submission and the lead screed.
Too much knowledge represents for these dictatorships the most redoubtable poison.
We come to the beginnings of these revolutions and riots:Iran . In 1979, the revolution against the shah was repressed by mollahs fanatical about the absolute power. 2010 will have sounded the knell of the confidence in the regime. Even the more modest and often more conservative populations, which still supported the regime, do not support it any more, because disgusted by the immense corruption of mollahs. Now the regime bet completely on the education, including the girls, in to see them majority to the university. This long process has begin in 1998 with the election of Mohamad Khatami in the presidency. The population is by far, from Tunisia, the most secularized by the region. The young people swear only by the United States or Germany, the Russian or French literature.
These countries seem to build a balance between democracy and Islam, freedom of which that of the customs and continuation on the Turkish model. Challenge of sizebut completely possible for all the countries of the region.
And see three bordering countries (Tunisia, Libya, Egypt) freed or on the brink of being freedn we begin dreaming about an embryo of Arabic common market, where the Tunisian tertiary sector, the money of the Libyan oil and the situation of moving plate of Egypt would draw a completely complementary trio.
L'espoir / "Al °amal" dans les pays arabophones et l' Iran
Les dictatures nous donnent l'effet de tomber ou du moins de vaciller les unes après les autres, de l'autre côté de la Méditerranée. Ce n'est bien-sûr pas un mouvement qui se produira en deux ou trois mois, qui plus est dans tous les pays de la région mais force est de constater qu'il s'agit d'un irrésistible séïsme. La peur n'étrangle plus les peuples de ces pays et le déclic tunisien joue le rôle d'épicentre de l'onde de choc. S'en est suivi l'Egypte un mois après puis maintenant la Libye. L'actualité immédiate en Libye fait peur et savoir que Kadhafi bombarde les populations est suffoquant. Espérons que cela se règle assez vite, car à ce jour , on parle déjà de plusieurs milliers de morts.
Sans vouloir tout amalgamer,il semble que l'on a tout les éléments pour parler de crime contre l'humanité, cela fait penser aux attaques par arme massive des Kurdes d'Irak par Saddam Hussein. Toutefois l'espoir m'est apparu, ce soir, au journal de France 2, en voyant cette femme libyenne organiser, dans une sorte de salle des congrès à Benghazi, les débats de l'après Kadhafi.Le tout dans un anglais impeccable. Qui a dit que les peuples arabes étaient incultes, soumis etc...? On est en face de peuples de plus en plus polyglottes, informatisés, éduqués, la base en somme pour le développement. Restait la démocratie, qui près de 14 ans après un rapport du PNUD, était le dernier maillon nécessaire pour le vrai développement. Le développement durable ou soutenable comme on dit (l'aspect social comprend bien évidemment la liberté). La démocratie amène donc le développement économique et non le contraire. La dictature c'est d'office la soumission et la chape de plomb.
Trop de savoir représente pour ces dictatures le poison le plus redoutable.
On en vient aux prémices de ces révolutions et révoltes:l'Iran. En 1979, la révolution contre le shah se faisait étrangler par les mollahs, fanatiques du pouvoir absolu. 2010 aura sonné le glas de la confiance dans le régime. Même les populations plus modestes et souvent plus conservatrices, qui soutenaient encore le régime, ne le soutiennent plus, car dégoûtées par l'immense corruption des mollahs. Or le régime a misé à fond sur l'éducation, y compris des filles,au point de les voir majoritaires à l'université. Ce long processus a commence en 1998 avec l'élection de Mohamad Khatami à la présidence. La population est de loin , avec la Tunisie , la plus laïcisée de la région.Les jeunes ne jurent que par les Etats-Unis ou l'Allemagne,la littérature russe ou française.
Ces pays semblent construire un équilibre entre démocratie et islam,liberté dont celle des moeurs et continuïté sur le modèle turc. Défi de taille mais tout à fait envisageable pour l'ensemble des pays de la région.
Et voir trois pays limitrophes (Tunisie, Libye,Egypte) libérés ou à la veille d'être libérés, on se met à rêver d'un embryon de marché commun arabe, où le tertiaire tunisien, l'argent du pétrole libyen et la situation de plaque tournante de l'Egypte dessineraient un trio tout à fait complémentaire.
Sans vouloir tout amalgamer,il semble que l'on a tout les éléments pour parler de crime contre l'humanité, cela fait penser aux attaques par arme massive des Kurdes d'Irak par Saddam Hussein. Toutefois l'espoir m'est apparu, ce soir, au journal de France 2, en voyant cette femme libyenne organiser, dans une sorte de salle des congrès à Benghazi, les débats de l'après Kadhafi.Le tout dans un anglais impeccable. Qui a dit que les peuples arabes étaient incultes, soumis etc...? On est en face de peuples de plus en plus polyglottes, informatisés, éduqués, la base en somme pour le développement. Restait la démocratie, qui près de 14 ans après un rapport du PNUD, était le dernier maillon nécessaire pour le vrai développement. Le développement durable ou soutenable comme on dit (l'aspect social comprend bien évidemment la liberté). La démocratie amène donc le développement économique et non le contraire. La dictature c'est d'office la soumission et la chape de plomb.
Trop de savoir représente pour ces dictatures le poison le plus redoutable.
On en vient aux prémices de ces révolutions et révoltes:l'Iran. En 1979, la révolution contre le shah se faisait étrangler par les mollahs, fanatiques du pouvoir absolu. 2010 aura sonné le glas de la confiance dans le régime. Même les populations plus modestes et souvent plus conservatrices, qui soutenaient encore le régime, ne le soutiennent plus, car dégoûtées par l'immense corruption des mollahs. Or le régime a misé à fond sur l'éducation, y compris des filles,au point de les voir majoritaires à l'université. Ce long processus a commence en 1998 avec l'élection de Mohamad Khatami à la présidence. La population est de loin , avec la Tunisie , la plus laïcisée de la région.Les jeunes ne jurent que par les Etats-Unis ou l'Allemagne,la littérature russe ou française.
Ces pays semblent construire un équilibre entre démocratie et islam,liberté dont celle des moeurs et continuïté sur le modèle turc. Défi de taille mais tout à fait envisageable pour l'ensemble des pays de la région.
Et voir trois pays limitrophes (Tunisie, Libye,Egypte) libérés ou à la veille d'être libérés, on se met à rêver d'un embryon de marché commun arabe, où le tertiaire tunisien, l'argent du pétrole libyen et la situation de plaque tournante de l'Egypte dessineraient un trio tout à fait complémentaire.
mercredi, février 16, 2011
La Turquie et l'Arménie dans l'UE?
Je profite de la remise à jour de mon blog pour faire un article sur cette question.
Tout d'abord ,on pourrait s'étonner que je lie ces deux pays à l'histoire commune conflictuelle.
-L'Arménie indépendante, fondée en 1918 sur les cendres du génocide qu'a perpétré le parti jeune turc Etihad de 1915 à 1918.
La Turquie, héritière de l'Empire Ottoman, qui pour faire pression sur l'Arménie,redevenue indépendante en 1991,organise le blocus de la frontière turco-arménienne en représailles de la lutte de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan de 1988 à 1994. Staline avait en effet, pour affaiblir les nationalismes, attribué le Haut-Karabagh (et le Nakhitchevan) à l'Azerbaïdjan. Rappelons que l'Azerbaïdjan est à 90% azéri, ethnie dont la langue est proche du turc.-
J'estime qu'il serait symbolique pour le processus de normalisation et de paix entre les deux pays, que les deux pays entrent en même temps dans l'Union Européenne; ce d'autant que la normalisation passe bien entendu par la reconnaissance de la République Turque du génocide arménien et par des investissements économiques turcs en Arménie.
Les deux pays ont de nombreux liens avec l'Europe et l'on peut dire qu'ils ont une culture européenne. Entendons-nous bien, la notion de culture européenne ne signifie pas culture d'Europe de l'ouest! Après tout Chypre, la Grèce ont des cultures européennes orientales. En effet les liens entre Arménie et Europe commence dès l'Antiquité (empire romain) puis se perpétue au Moyen-Age (empire byzantin et Etat de Cilicie en relation avec les Croisés Francs), la langue et l'attachement religieux sont du même type qu'en Europe orientale et balkanique.
Et concernant la Turquie, au delà de la Thrace européenne (4% du territoire); il faut savoir que 50% de la population vient lointainement d'Europe (personnes turquisées et islamisées venues de Grèce, Macédoine, Bosnie,...)et le pays a commencé dès le milieu du XIX° siècle,un processus de modernisation copiée sur l'Europe de l'ouest et abouti dans le régime laïc d'Atatürk (lui-même venu de Thessalonique).Il s'agit du premier pays laïc musulman.
Pourquoi l'entrée de tels pays dans l'UE? Il existe encore des barrières , à l'entrée de la Turquie en Europe(économiques,blocage sur la reconnaissance du génocide arménien et des minorités comme les Kurdes), mais force est de constater que le sulfureux Tahhip Erdoğan a réformé son pays au niveau des droits de l'homme et représente de plus en plus un ambassadeur du lien Europe/Méditerranée et Moyen-Orient. La dernière actualité en date est la réaction du premier-ministre face à ce qui allait devenir la Révolution Egyptienne. Tahhip Erdoğan fut le premier chef de gouvernement à réagir en faveur du peuple égyptien.
C'est dire que la Turquie nous serait utile dans l'UE. En ce qui concerne l'Arménie, cela lui permettrait de se libérer en partie de sa situation d'Etat-tampon entre grandes puissances régionales: Turquie, Iran,Russie.
Tout d'abord ,on pourrait s'étonner que je lie ces deux pays à l'histoire commune conflictuelle.
-L'Arménie indépendante, fondée en 1918 sur les cendres du génocide qu'a perpétré le parti jeune turc Etihad de 1915 à 1918.
La Turquie, héritière de l'Empire Ottoman, qui pour faire pression sur l'Arménie,redevenue indépendante en 1991,organise le blocus de la frontière turco-arménienne en représailles de la lutte de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan de 1988 à 1994. Staline avait en effet, pour affaiblir les nationalismes, attribué le Haut-Karabagh (et le Nakhitchevan) à l'Azerbaïdjan. Rappelons que l'Azerbaïdjan est à 90% azéri, ethnie dont la langue est proche du turc.-
J'estime qu'il serait symbolique pour le processus de normalisation et de paix entre les deux pays, que les deux pays entrent en même temps dans l'Union Européenne; ce d'autant que la normalisation passe bien entendu par la reconnaissance de la République Turque du génocide arménien et par des investissements économiques turcs en Arménie.
Les deux pays ont de nombreux liens avec l'Europe et l'on peut dire qu'ils ont une culture européenne. Entendons-nous bien, la notion de culture européenne ne signifie pas culture d'Europe de l'ouest! Après tout Chypre, la Grèce ont des cultures européennes orientales. En effet les liens entre Arménie et Europe commence dès l'Antiquité (empire romain) puis se perpétue au Moyen-Age (empire byzantin et Etat de Cilicie en relation avec les Croisés Francs), la langue et l'attachement religieux sont du même type qu'en Europe orientale et balkanique.
Et concernant la Turquie, au delà de la Thrace européenne (4% du territoire); il faut savoir que 50% de la population vient lointainement d'Europe (personnes turquisées et islamisées venues de Grèce, Macédoine, Bosnie,...)et le pays a commencé dès le milieu du XIX° siècle,un processus de modernisation copiée sur l'Europe de l'ouest et abouti dans le régime laïc d'Atatürk (lui-même venu de Thessalonique).Il s'agit du premier pays laïc musulman.
Pourquoi l'entrée de tels pays dans l'UE? Il existe encore des barrières , à l'entrée de la Turquie en Europe(économiques,blocage sur la reconnaissance du génocide arménien et des minorités comme les Kurdes), mais force est de constater que le sulfureux Tahhip Erdoğan a réformé son pays au niveau des droits de l'homme et représente de plus en plus un ambassadeur du lien Europe/Méditerranée et Moyen-Orient. La dernière actualité en date est la réaction du premier-ministre face à ce qui allait devenir la Révolution Egyptienne. Tahhip Erdoğan fut le premier chef de gouvernement à réagir en faveur du peuple égyptien.
C'est dire que la Turquie nous serait utile dans l'UE. En ce qui concerne l'Arménie, cela lui permettrait de se libérer en partie de sa situation d'Etat-tampon entre grandes puissances régionales: Turquie, Iran,Russie.
Libellés :
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vendredi, avril 02, 2010
La gauche est morte en Israël/ The left has been dead in Israel
La photo qui a fait le tour du monde et qui a été récemment prise à Washington, montrant Benjamin Netanyahou, premier ministre d'Israël et Ehud Barak, ministre israélien de la défense, sortant discrètement de la Maison Blanche est symptomatique d'une situation.
Symptomatique de la position délicate actuelle du gouvernement israélien. Symptomatique également de la situation de la gauche depuis des années.
Précisément depuis la défaite du Parti Travailliste en 2001 face à Ariel Sharon, en plein éclatement de la seconde Intifada palestinienne.
La gauche est en effet morte depuis lors. La dernière élection générale à l'Assemblée de la Knesset a vu tomber le Parti Travailliste (Haadouth Haavodah) à un de ses plus bas scores depuis la fondation de l'Etat d'Israël en 1948. Le Parti Travailliste ne correspond qu'à 9,93% des suffrages exprimés contre 35% en moyenne dans les années 60, au plus haut de son histoire.
Le Parti Travailliste a exprimé depuis longtemps parmi ses franges les plus à gauche, le souhait de la création d'un Etat palestinien souverain, sur les bases des frontières de 1967.
Ceci en dépit de l'occupation israélienne des territoires palestiniens à partir de 1967, après la guerre des Six Jours.
Le sionisme de gauche (le sionisme est d'abord une idée de gauche), idée fondatrice qui a amené à la création de l'Etat d'Israël, a toujours prôné le dialogue avec le voisin palestinien. Ne serait-ce qu'en reconnaissant le partage de la Palestine historique en 1947 entre un Etat israélien et un Etat palestinien arabe.
Et bien, depuis 2000, après l'échec du sommet de Camp David II, l'énergie pour une paix juste entre les deux peuples a été totalement délaissée par le Parti. Ce que pense une majorité des électeurs israéliens.
Preuve en est que ces derniers n'ont pas renouvelé leur confiance à la gauche et ont préféré voter Ariel Sharon, Ehud Olmert puis Benjamin Netanyahou, tous à droite et pour une poignée de partis d'extrême droite.
Ce qu'attendent les Palestiniens est une paix qui amène l'indépendance de 100% de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza avec toute la souveraineté à un laquelle un Etat a droit.
Cela veut dire une Palestine avec zéro colonie, une armée souveraine et une souveraineté sur son espace terrestre, aérien et maritime. Le Parti Travailliste ne propose depuis 2001 qu'une indépendance à la souveraineté limitée et avec le maintien de facto des principales colonies cisjordaniennes.
Seul le Meretz, parti israélien de gauche, propose une vraie indépendance, mais il ne représente que 2,95% des voix (soit 3 sièges à la Knesset sur 120 au total).
d'une manière plus large, les sondages qui montrent que la moitié des Israéliens qui sont pour la paix, ne disent pas si cela doit passer par le retrait de 100% des colonies.
Le Parti travailliste est coupable depuis 2001 de s'être inféodé progressivement aux partis de droite. Les gouvernements israéliens de droite, depuis 2001, ont construit le Mur de la honte qui spolie encore plus de terres aux Palestiniens, même si cela a fortement réduit les attentats. Le Parti Travailliste a participé, depuis 2001, à plusieurs de ces gouvernements-là, rappelons-le.
Ehud Barak est actuellement le ministre de la défense de Benjamin Netanyahou, celui qui laisse faire la construction de nouvelles colonies, notamment à Jérusalem est. Pire encore, le Parti Travailliste a abandonné sa politique sociale, alors qu'Israël connait une crise économique et sociale depuis 2000 à cause du conflit.
Les aides sociales ont fortement diminué et les kibboutzim (fermes coopératives) ferment les uns après les autres, alors que c'est le symbole du sionisme de gauche.
Pourtant, les intellectuels et les cinéastes de gauche demeurent vivants et actifs.
Nombreux sont les films qui dénoncent la guerre: La visite de la fanfare , Les citronniers .
Malheureusement,cela n'a que peu d'impact sur la politique gouvernementale et les mentalités. C'est bien désespérant...
/
The picture that has toured the world and has recently been taken in Washington, showing Benjamin Netanyahu, Israeli prime minister and Ehud Barak, Israeli Minister of Defence, discreetly out of the White House is symptomatic of a situation.
Symptomatic of the current delicate situation of the Israeli government. Also symptomatic of the situation of the Left for years.
Specifically since the defeat of the Labour Party in 2001 against Ariel Sharon, right out of the second Palestinian intifada.
The left is in fact dead since. The last general election to the Assembly of the Knesset's Fall of the Labour Party (Haadouth Haavoda) to one of his lowest score since the founding of Israel in 1948. The Labour Party represents only 9.93% of the votes cast against 35% average in the 60s, the highest in its history.
The Labour Party has expressed its fringes has long been among the most left, the desire of creating a sovereign Palestinian state, based on 1967 borders.
This is despite the Israeli occupation of Palestinian territories in 1967, after the Six Day War.
Left Zionism (Zionism is an idea first from left), founding idea that led to the creation of the State of Israel, has always advocated dialogue with the Palestinian neighbour. They even recognised the partition of historic Palestine in 1947 between an Israeli state and a Palestinian Arab state.
Well, since 2000, after the failure of the Camp David II, the energy for a fair peace between the two peoples has been totally neglected by the Party. It deals with the same for a majority of Israeli voters.
The proof is that they have not renewed their confidence in the left and have preferred to vote Ariel Sharon, Ehud Olmert and Benjamin Netanyahu, all right and a handful of extreme right parties.
What is expected by the Palestinians is a peace that brings independence to 100% of the West Bank and Gaza Strip with any sovereignty to which a State is entitled.
That means a zero colony-Palestine, a military and a supreme sovereignty over its land, air and sea. The Labour Party is proposing since 2001 that independence with limited sovereignty and the de facto continuation of the main West Bank colonies.
Only the Meretz party in Israel left, offers a real independence, but it represents only 2.95% of votes (3 seats in the Knesset out of 120 in total).
a broader sense, the polls show that half of Israelis who are for peace, do not say if this should go through the withdrawal of 100% of the colonies.
The Labour Party has been guilty since 2001 to have been gradually beholden to right-wing parties. The right-wing Israeli governments since 2001 have built the Wall of shame that robs even more land to Palestinians, although it has greatly reduced the attacks. The Labour Party has participated since 2001, many of these governments, let us remember.
Ehud Barak is currently the defense minister Benjamin Netanyahu, who has left to build new colonies, including in East Jerusalem. Worse, the Labor Party has abandoned its social policy, while Israel knows a social and economic crisis since 2000 due to conflict.
Social aid fell sharply and kibbutzim (cooperative farms) are closing one after the other, whereas it is the symbol of Zionism on the left.
However, intellectuals and filmmakers left still alive and active.
Many films which denounce the war :"the Band's visit" "The lemon trees" ".
Unfortunately, this has little impact on government policy and attitudes. That is so hopeless...
Symptomatique de la position délicate actuelle du gouvernement israélien. Symptomatique également de la situation de la gauche depuis des années.
Précisément depuis la défaite du Parti Travailliste en 2001 face à Ariel Sharon, en plein éclatement de la seconde Intifada palestinienne.
La gauche est en effet morte depuis lors. La dernière élection générale à l'Assemblée de la Knesset a vu tomber le Parti Travailliste (Haadouth Haavodah) à un de ses plus bas scores depuis la fondation de l'Etat d'Israël en 1948. Le Parti Travailliste ne correspond qu'à 9,93% des suffrages exprimés contre 35% en moyenne dans les années 60, au plus haut de son histoire.
Le Parti Travailliste a exprimé depuis longtemps parmi ses franges les plus à gauche, le souhait de la création d'un Etat palestinien souverain, sur les bases des frontières de 1967.
Ceci en dépit de l'occupation israélienne des territoires palestiniens à partir de 1967, après la guerre des Six Jours.
Le sionisme de gauche (le sionisme est d'abord une idée de gauche), idée fondatrice qui a amené à la création de l'Etat d'Israël, a toujours prôné le dialogue avec le voisin palestinien. Ne serait-ce qu'en reconnaissant le partage de la Palestine historique en 1947 entre un Etat israélien et un Etat palestinien arabe.
Et bien, depuis 2000, après l'échec du sommet de Camp David II, l'énergie pour une paix juste entre les deux peuples a été totalement délaissée par le Parti. Ce que pense une majorité des électeurs israéliens.
Preuve en est que ces derniers n'ont pas renouvelé leur confiance à la gauche et ont préféré voter Ariel Sharon, Ehud Olmert puis Benjamin Netanyahou, tous à droite et pour une poignée de partis d'extrême droite.
Ce qu'attendent les Palestiniens est une paix qui amène l'indépendance de 100% de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza avec toute la souveraineté à un laquelle un Etat a droit.
Cela veut dire une Palestine avec zéro colonie, une armée souveraine et une souveraineté sur son espace terrestre, aérien et maritime. Le Parti Travailliste ne propose depuis 2001 qu'une indépendance à la souveraineté limitée et avec le maintien de facto des principales colonies cisjordaniennes.
Seul le Meretz, parti israélien de gauche, propose une vraie indépendance, mais il ne représente que 2,95% des voix (soit 3 sièges à la Knesset sur 120 au total).
d'une manière plus large, les sondages qui montrent que la moitié des Israéliens qui sont pour la paix, ne disent pas si cela doit passer par le retrait de 100% des colonies.
Le Parti travailliste est coupable depuis 2001 de s'être inféodé progressivement aux partis de droite. Les gouvernements israéliens de droite, depuis 2001, ont construit le Mur de la honte qui spolie encore plus de terres aux Palestiniens, même si cela a fortement réduit les attentats. Le Parti Travailliste a participé, depuis 2001, à plusieurs de ces gouvernements-là, rappelons-le.
Ehud Barak est actuellement le ministre de la défense de Benjamin Netanyahou, celui qui laisse faire la construction de nouvelles colonies, notamment à Jérusalem est. Pire encore, le Parti Travailliste a abandonné sa politique sociale, alors qu'Israël connait une crise économique et sociale depuis 2000 à cause du conflit.
Les aides sociales ont fortement diminué et les kibboutzim (fermes coopératives) ferment les uns après les autres, alors que c'est le symbole du sionisme de gauche.
Pourtant, les intellectuels et les cinéastes de gauche demeurent vivants et actifs.
Nombreux sont les films qui dénoncent la guerre: La visite de la fanfare , Les citronniers .
Malheureusement,cela n'a que peu d'impact sur la politique gouvernementale et les mentalités. C'est bien désespérant...
/
The picture that has toured the world and has recently been taken in Washington, showing Benjamin Netanyahu, Israeli prime minister and Ehud Barak, Israeli Minister of Defence, discreetly out of the White House is symptomatic of a situation.
Symptomatic of the current delicate situation of the Israeli government. Also symptomatic of the situation of the Left for years.
Specifically since the defeat of the Labour Party in 2001 against Ariel Sharon, right out of the second Palestinian intifada.
The left is in fact dead since. The last general election to the Assembly of the Knesset's Fall of the Labour Party (Haadouth Haavoda) to one of his lowest score since the founding of Israel in 1948. The Labour Party represents only 9.93% of the votes cast against 35% average in the 60s, the highest in its history.
The Labour Party has expressed its fringes has long been among the most left, the desire of creating a sovereign Palestinian state, based on 1967 borders.
This is despite the Israeli occupation of Palestinian territories in 1967, after the Six Day War.
Left Zionism (Zionism is an idea first from left), founding idea that led to the creation of the State of Israel, has always advocated dialogue with the Palestinian neighbour. They even recognised the partition of historic Palestine in 1947 between an Israeli state and a Palestinian Arab state.
Well, since 2000, after the failure of the Camp David II, the energy for a fair peace between the two peoples has been totally neglected by the Party. It deals with the same for a majority of Israeli voters.
The proof is that they have not renewed their confidence in the left and have preferred to vote Ariel Sharon, Ehud Olmert and Benjamin Netanyahu, all right and a handful of extreme right parties.
What is expected by the Palestinians is a peace that brings independence to 100% of the West Bank and Gaza Strip with any sovereignty to which a State is entitled.
That means a zero colony-Palestine, a military and a supreme sovereignty over its land, air and sea. The Labour Party is proposing since 2001 that independence with limited sovereignty and the de facto continuation of the main West Bank colonies.
Only the Meretz party in Israel left, offers a real independence, but it represents only 2.95% of votes (3 seats in the Knesset out of 120 in total).
a broader sense, the polls show that half of Israelis who are for peace, do not say if this should go through the withdrawal of 100% of the colonies.
The Labour Party has been guilty since 2001 to have been gradually beholden to right-wing parties. The right-wing Israeli governments since 2001 have built the Wall of shame that robs even more land to Palestinians, although it has greatly reduced the attacks. The Labour Party has participated since 2001, many of these governments, let us remember.
Ehud Barak is currently the defense minister Benjamin Netanyahu, who has left to build new colonies, including in East Jerusalem. Worse, the Labor Party has abandoned its social policy, while Israel knows a social and economic crisis since 2000 due to conflict.
Social aid fell sharply and kibbutzim (cooperative farms) are closing one after the other, whereas it is the symbol of Zionism on the left.
However, intellectuals and filmmakers left still alive and active.
Many films which denounce the war :"the Band's visit" "The lemon trees" ".
Unfortunately, this has little impact on government policy and attitudes. That is so hopeless...
jeudi, février 25, 2010
Un débat sans fin: l'indépendance ou non du Québec/An endless debate: independence or not of Québec
La période olympique actuellement ne fait que focaliser ce qui est un débat récurrent au Canada, à savoir le souverainisme et se qui est l'enjeu de fond la question de la francophonie en Amérique du nord.
Donc , il s'agit en fait d'un serpent de mer qui a ses fondements d'aucuns diront légitimes. En effet le Canada et l'Amérique du nord avec les 300 millions des Etats-Unis largement anglophone (même si l'hispanisation est massive et croissante)est un sujet qui fait largement peur aux francophones de cette partie du continent américain.
En somme le rapport est largement inégal,en arrondissant on atteint un rapport de 8 millions de francophones face à une population de 322 millions d'anglophones (ou du moins de non-francophones).
A partir de là, doit-on spéculer sur la mort et l'asphyxie de la francophonie en Amérique du nord? Après tout, les Cadiens de Louisiane, même s'ils ont conscience de leur francophonie et qu'ils survivent tant bien que mal ont été largement anglicisé au cours du XIX et du XX siècles.
Tout d'abord analysons le poids et l'état de l'anglophonie et de la francophonie dans le monde.
L'anglophonie a su avec l'héritage impérial britannique et le poids économique des Etats-Unis s'imposer comme langue commerciale mondiale sur 1/4 du monde et de plus en plus plebiscitée comme langue véhiculaire internationale.
La francophonie, elle après 30 ans de stagnation et de recul symbolique reprend de la vigueur, les étudiants en Amérique latine ou en Europe de l'est s'y remettent, le français et l'image relativement consensuelle des pays ou régions francophones au niveau diplomatique y contribuent (France, Belgique,Suisse,Québec)et l'Afrique francophone, futur vivier de puissances francophones commence à sortir peu à peu du marasme néocolonial et des guerres chroniques (l'union du franc CFA va connaître une croissance de 4% en 2010 malgré la crise et donc en constant développement, même si cela pourrait être largement mieux).
Signe de ce nouveau symbole, l'émergence de France 24, chaîne d'info francophone française, 15 ans après RDI (Radio-Canada)!-qui émet même en 3 langues: français, anglais, arabe-.
Quid du Canada? L'état du français au Québec est tout de même positif, depuis la Loi 101 qui fait du français la langue prioritaire au Québec y compris pour les immigrants.Ce qui n'empêche d'être vigilant.
En effet il y a Québec et il y a les autres Franco-canadiens. Le français recule dans le reste du Canada, surtout dans les provinces de l'ouest. Et justement avant la période olympique, la Fédérations des francophones a du se battre pour que la chaîne CPAC retransmette en français dans les provinces anglophones (le comble alors que la protection du français est obligatoire et constitutionnelle au Canada), sans parler de la cérémonie d'ouverture très peu francophone. Le moins aurait été un 50/50 strict et un ordre de défilement des pays en français pour faire l'équilibre.
Ainsi politiquement plusieurs questions se posent au niveau de la défense du français au Canada et au Québec et donc de la souveraineté.
Le fondement des souverainistes est la défense de la culture et la langue française au Québec parce que si il y avait eu laisser-faire, l'anglicisation se serait produite massivement car ce n'est pas tant l'impérialisme britannique comme le fustigent certains souverainistes mais plutôt le poids de l'anglais américain comme 1°puissance économique mondiale, N'oublions pas que le Canada dont le Québec ont 90% de leur économie liée à celle des Etats-Unis. En clair, les 9 provinces canadiennes ne sont plus ni moins que les 9 Etats nouveaux Etats américains au niveau économique!
Ensuite il y a question des prérogatives politiques selon les niveaux territoriaux, les souverainistes québécois trouvent que finalement le système fédéral actuel est trop centralisateur. Alors se pose la question du fédéralisme peut se voir comme une réunion formelle d'Etats fédérés quasi-indépendants.
En somme seule une indépendance permettrait une politique linguistique et un choix d'organisation territoriale pour les souverainistes (ce qui peut tout à fait s'entendre).
Toutefois l'on se trouve obligé d'émettre quelques nuances, si l'on veut être juste.
En premier lieu, les souverainistes québécois ont tendance à oublier les autres Franco-canadiens. Les Acadiens, Franco-Colombiens, ... ne sont pas du pipi de chat et vivent au quotidien , peut-être même plus encore que leurs compatriotes québécois l'anglicisation forcée, le mépris devant cette "langue inutile" quant bien le rôle international a été précisé supra dans l'article. Eux aussi vivent l'asphyxion, eux aussi ont de la rancoeur et au fond d'eux-même aimeraient l'indépendance de leur région, village ou ville à majorité francophone. Même si chaque franco-canadien a la fierté de sa région et son identité, tous les Franco-canadiens ont en majorité leurs racines comme anciens Français catholiques de l'ouest de la France.
Un argument massif et qui a probablement fait penché la balance lors des référendums sur la souveraineté en 1980 et 1995 c'est comment agir devant la mondialisation si on se sépare du Canada. Certes le Québec est riche et ne deviendrait pas pauvre tout d'un coup s'il y avait l'indépendance. Mais si les pays européens ressentent le besoin de s'unir en Union européenne, comment un Etat de 6 millions d'habitants lui refuserait de fait l'union nord-américaine alors que des grands pays économiques comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne ne pensent même pas à quitter l'Union? De plus si les indépendantistes écossais, basques ou autres n'arrivent pas à convaincre leur peuple, c'est exactement pour les mêmes raisons.Et le symbole n'est pas flatteur, un divorce entre deux peuples, ce n'est jamais positif.
Mais alors peut-on sincèrement se contenter du statu-quo, laisser l'équilibre fédéral ainsi, l'état de domination économique de l'anglais? Certainement pas!
La solution réside probablement dans quatre pistes que j'expose:
-la souveraineté doit concerner TOUS les francophones du Canada et c'est un droit des peuples à la reconnaissance (idée de Woodrow Wilson), souveraineté qui passe par le concept très levesquien de souveraineté-association. Oui les Franco-Canadiens seraient indépendants (eux-mêmes réunis dans une Fédération de la Nouvelle France) là où ils sont majoritaires mais oui il y aura maintien de l'union douanière, de l'armée canadienne,de la Sécurité Sociale, ainsi que du socle du dollar canadien mais les Franco-Canadiens seront libres de leurs prérogatives et pourront proclamer la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Le Canada deviendrait donc une fédération très lâche des nations québécoise, amérindiennes, anglophone,acadienne et autres franco-canadiennes
-la proclamation de la République au Canada et bien-sûr pour les Franco-Canadiens car à quoi sert cette vieillerie institutionnelle, franchement on se le demande?
-la reconnaissance du français langue officielle dans les provinces anglophones ainsi que de l'enseignement obligatoire et renforcé du français car c'est indispensable que les autres nord-américains canadiens connaissent l'autre langue.
-l'entrée du Québec et du reste du Canada dans le marché commun européen et sud-américain pour diversifier l'économie canadienne.
Pour compléter, il serait bon que l'Etat de Louisiane reconnaisse le français comme co-langue officielle et permettent l'enseignement en français ou au minimum 50/50 français-anglais pour tout les Louisianais et immigrants. La question de la reconnaissance de l'espagnol aux Etats-Unis sera certainement une question dans le futur.
Cet article va tout de même plus loin (et est plus argumenté et nuancé) que la sortie de Lucien Bouchard, non?
/
The Olympic period currently only focus on which is a recurring debate in Canada, namely sovereignism and that is the issue of the substantive issue of Francophony in North America.
So it is actually a ever-recurring issue which has its legitimate foundations. Indeed Canada and North America with 300 million of U.S people, largely English-speaking (although Spanish-speaking people is massive and growing) is a subject that is largely fear of speaking to that part of the American continent.
In short, the report is largely unequal, rounding it reached a ratio of 8 million French speakers face to a population of 322 million English speakers (or at least non-French speakers).
From there, should we speculate on the death and asphyxion of Francophony in North America? After all, the Cajuns of Louisiana, even if they are aware of their Francophone identity and survive as best they have been largely anglicised during the nineteenth and twentieth centuries.
First let's analyse the weight and condition of the Anglophone and Francophone worlds.
Anglophony has, with the British imperial legacy and the economic clout of the United States itself as the world business language,1 / 4 of the world and increasingly acclaimed as the international lingua franca.
Francophony, itself, after 30 years of stagnation and decline, knows symbolic rebounding, students in Latin America or Eastern Europe study it again more and more, as the image and relatively consensual of Francophone countries or regions in diplomatic contribute to its certain success(France, Belgium, Switzerland, Québec) and French-speaking Africa, the future pool of French-speaking forces began to emerge gradually from neocolonialism and chronical conflicts(the union of the CFA franc will grow by 4% in 2010 despite the crisis and therefore in constant development, although it could have been wider).
Reflecting this new symbol, is the emergence of French-speaking "France 24" news channel , 15 years after RDI (the one of Radio-Canada)!-which makes even 3 languages: French, English, Arabic-.
What about Canada? The status of French in Quebec is still positive, since Bill 101 which has made French the priority language in Québec including regarding the immigrants.This is not preventing from being vigilant.
Indeed there are Quebeckers and other French-Canadian. The French is declining in the rest of Canada, especially in western provinces. And just before the Olympic period, the Federation of Francophones had to fight for the CPAC to retransmit in the English-speaking provinces (it's ironic while the protection of French is mandatory and constitutional in Canada), let's not mention the ceremony of opening of the O.G, with very few French. The minimum would have been a 50/50 regarding the two languages strictly and an order of scrolling for the countries in French to balance.
So many political issues arise in the defense of French in Canada and Québec, and therefore sovereignty.
The basis of sovereignty is the defense of culture and the French language in Québec, because if there was "laissez-faire", anglicisation would have produced massively because it is less British imperialism as some sovereignists proclaim it but rather the weight of American English as 1st world economic power, should not forget that Canada, including Québec have 90% of their economy tied to the U.S.. Clearly, the 9 provinces are more or less than 9 new states U.S. States economically!
Then there is question of political prerogatives as territorial levels, the sovereignists in Quebec feel that eventually the current federal system is too centralised.
So there is the issue of federalism can be seen as a formal meeting of the Federated States,quasi-independent.
In brief, independence would represent the only manner to allow a real language policy and organisational decisions for the territories(which can be quite understable).
But we are obliged to make some nuances, if we want to be fair.
First, the sovereignists in Québec tend to forget the other Franco-Canadian. The Acadians, Franco-Colombian ... are not rubbish thing and daily living, perhaps even more than their fellow Quebeckers,anglicisation and are forced to be disregarded as speakers of " that useless language" ,as well the international role has been stated above in the article. They also live in asphyxion, also have resentment and responsible for themselves would like the independence of their region, town or village as francophone majority. Even if every French-Canadian are proud of their region and their identity, all French-Canadian majority in their roots as former French Catholic from the west of France.
A massive argument and that probably tipped the balance in the referendums on sovereignty in 1980 and 1995 is how to act before globalisation if it separates from Canada. While Québec is rich and would not become poor suddenly if there was independence. But if European countries feel the need to unite in the European Union,
how a state of 6 millions people would refuse a supranational organisation,because of the North American context, while economically larger countries like Germany and Great Britain do not even think to leave the Union? Moreover if the independentist Scottish, Basque and others fail to convince their people is exactly the same reasons.And the symbol is not flattering, a divorce between two people, it is never positive.
But then can we really be content with the status quo, leaving the balance of federal system and the situation of economic domination of English? Certainly not!
The solution probably lies in four axes that I explain:
-sovereignty hast to be applied to all Canadian Francophones and it is a right of peoples to recognition (idea of Woodrow Wilson), sovereignty is through René Levesque concept of sovereignty-association. Yes, the French Canadians would be independent (themselves united in a Federation of New France) where they predominate, but it will be maintaining the customs union, the Canadian military, Social Security and bedrock of the Canadian dollar but the Franco-Canadians will be free of their prerogatives and will be able to proclaim the separation of Church and State.
Canada would become a loose federation of nations of Quebeckers, Amerindian, Anglophone, Acadian and other French-Canadian
-Proclamation of the Republic in Canada and of course for French-Canadians because what is that old institutional, frankly, many wonder?
-recognition of French language in English-speaking provinces as well as compulsory education and reinforced the French because it is essential that other North American Canadian know the another language.
-the entrance of Quebec and the rest of Canada in the European Common Market and South American Common Market in order to diversify the Canadian economy.
To complete it would be good for the state of Louisiana recognises French as co-official language and allows education in French or at least 50/50 French-English for all Louisianans and immigrants. The issue of recognition of the Spanish in the United States will certainly be an issue in the future.
This article goes further than the intervention of Lucien Bouchard (and more argumented and nuanced), does it?
Donc , il s'agit en fait d'un serpent de mer qui a ses fondements d'aucuns diront légitimes. En effet le Canada et l'Amérique du nord avec les 300 millions des Etats-Unis largement anglophone (même si l'hispanisation est massive et croissante)est un sujet qui fait largement peur aux francophones de cette partie du continent américain.
En somme le rapport est largement inégal,en arrondissant on atteint un rapport de 8 millions de francophones face à une population de 322 millions d'anglophones (ou du moins de non-francophones).
A partir de là, doit-on spéculer sur la mort et l'asphyxie de la francophonie en Amérique du nord? Après tout, les Cadiens de Louisiane, même s'ils ont conscience de leur francophonie et qu'ils survivent tant bien que mal ont été largement anglicisé au cours du XIX et du XX siècles.
Tout d'abord analysons le poids et l'état de l'anglophonie et de la francophonie dans le monde.
L'anglophonie a su avec l'héritage impérial britannique et le poids économique des Etats-Unis s'imposer comme langue commerciale mondiale sur 1/4 du monde et de plus en plus plebiscitée comme langue véhiculaire internationale.
La francophonie, elle après 30 ans de stagnation et de recul symbolique reprend de la vigueur, les étudiants en Amérique latine ou en Europe de l'est s'y remettent, le français et l'image relativement consensuelle des pays ou régions francophones au niveau diplomatique y contribuent (France, Belgique,Suisse,Québec)et l'Afrique francophone, futur vivier de puissances francophones commence à sortir peu à peu du marasme néocolonial et des guerres chroniques (l'union du franc CFA va connaître une croissance de 4% en 2010 malgré la crise et donc en constant développement, même si cela pourrait être largement mieux).
Signe de ce nouveau symbole, l'émergence de France 24, chaîne d'info francophone française, 15 ans après RDI (Radio-Canada)!-qui émet même en 3 langues: français, anglais, arabe-.
Quid du Canada? L'état du français au Québec est tout de même positif, depuis la Loi 101 qui fait du français la langue prioritaire au Québec y compris pour les immigrants.Ce qui n'empêche d'être vigilant.
En effet il y a Québec et il y a les autres Franco-canadiens. Le français recule dans le reste du Canada, surtout dans les provinces de l'ouest. Et justement avant la période olympique, la Fédérations des francophones a du se battre pour que la chaîne CPAC retransmette en français dans les provinces anglophones (le comble alors que la protection du français est obligatoire et constitutionnelle au Canada), sans parler de la cérémonie d'ouverture très peu francophone. Le moins aurait été un 50/50 strict et un ordre de défilement des pays en français pour faire l'équilibre.
Ainsi politiquement plusieurs questions se posent au niveau de la défense du français au Canada et au Québec et donc de la souveraineté.
Le fondement des souverainistes est la défense de la culture et la langue française au Québec parce que si il y avait eu laisser-faire, l'anglicisation se serait produite massivement car ce n'est pas tant l'impérialisme britannique comme le fustigent certains souverainistes mais plutôt le poids de l'anglais américain comme 1°puissance économique mondiale, N'oublions pas que le Canada dont le Québec ont 90% de leur économie liée à celle des Etats-Unis. En clair, les 9 provinces canadiennes ne sont plus ni moins que les 9 Etats nouveaux Etats américains au niveau économique!
Ensuite il y a question des prérogatives politiques selon les niveaux territoriaux, les souverainistes québécois trouvent que finalement le système fédéral actuel est trop centralisateur. Alors se pose la question du fédéralisme peut se voir comme une réunion formelle d'Etats fédérés quasi-indépendants.
En somme seule une indépendance permettrait une politique linguistique et un choix d'organisation territoriale pour les souverainistes (ce qui peut tout à fait s'entendre).
Toutefois l'on se trouve obligé d'émettre quelques nuances, si l'on veut être juste.
En premier lieu, les souverainistes québécois ont tendance à oublier les autres Franco-canadiens. Les Acadiens, Franco-Colombiens, ... ne sont pas du pipi de chat et vivent au quotidien , peut-être même plus encore que leurs compatriotes québécois l'anglicisation forcée, le mépris devant cette "langue inutile" quant bien le rôle international a été précisé supra dans l'article. Eux aussi vivent l'asphyxion, eux aussi ont de la rancoeur et au fond d'eux-même aimeraient l'indépendance de leur région, village ou ville à majorité francophone. Même si chaque franco-canadien a la fierté de sa région et son identité, tous les Franco-canadiens ont en majorité leurs racines comme anciens Français catholiques de l'ouest de la France.
Un argument massif et qui a probablement fait penché la balance lors des référendums sur la souveraineté en 1980 et 1995 c'est comment agir devant la mondialisation si on se sépare du Canada. Certes le Québec est riche et ne deviendrait pas pauvre tout d'un coup s'il y avait l'indépendance. Mais si les pays européens ressentent le besoin de s'unir en Union européenne, comment un Etat de 6 millions d'habitants lui refuserait de fait l'union nord-américaine alors que des grands pays économiques comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne ne pensent même pas à quitter l'Union? De plus si les indépendantistes écossais, basques ou autres n'arrivent pas à convaincre leur peuple, c'est exactement pour les mêmes raisons.Et le symbole n'est pas flatteur, un divorce entre deux peuples, ce n'est jamais positif.
Mais alors peut-on sincèrement se contenter du statu-quo, laisser l'équilibre fédéral ainsi, l'état de domination économique de l'anglais? Certainement pas!
La solution réside probablement dans quatre pistes que j'expose:
-la souveraineté doit concerner TOUS les francophones du Canada et c'est un droit des peuples à la reconnaissance (idée de Woodrow Wilson), souveraineté qui passe par le concept très levesquien de souveraineté-association. Oui les Franco-Canadiens seraient indépendants (eux-mêmes réunis dans une Fédération de la Nouvelle France) là où ils sont majoritaires mais oui il y aura maintien de l'union douanière, de l'armée canadienne,de la Sécurité Sociale, ainsi que du socle du dollar canadien mais les Franco-Canadiens seront libres de leurs prérogatives et pourront proclamer la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Le Canada deviendrait donc une fédération très lâche des nations québécoise, amérindiennes, anglophone,acadienne et autres franco-canadiennes
-la proclamation de la République au Canada et bien-sûr pour les Franco-Canadiens car à quoi sert cette vieillerie institutionnelle, franchement on se le demande?
-la reconnaissance du français langue officielle dans les provinces anglophones ainsi que de l'enseignement obligatoire et renforcé du français car c'est indispensable que les autres nord-américains canadiens connaissent l'autre langue.
-l'entrée du Québec et du reste du Canada dans le marché commun européen et sud-américain pour diversifier l'économie canadienne.
Pour compléter, il serait bon que l'Etat de Louisiane reconnaisse le français comme co-langue officielle et permettent l'enseignement en français ou au minimum 50/50 français-anglais pour tout les Louisianais et immigrants. La question de la reconnaissance de l'espagnol aux Etats-Unis sera certainement une question dans le futur.
Cet article va tout de même plus loin (et est plus argumenté et nuancé) que la sortie de Lucien Bouchard, non?
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The Olympic period currently only focus on which is a recurring debate in Canada, namely sovereignism and that is the issue of the substantive issue of Francophony in North America.
So it is actually a ever-recurring issue which has its legitimate foundations. Indeed Canada and North America with 300 million of U.S people, largely English-speaking (although Spanish-speaking people is massive and growing) is a subject that is largely fear of speaking to that part of the American continent.
In short, the report is largely unequal, rounding it reached a ratio of 8 million French speakers face to a population of 322 million English speakers (or at least non-French speakers).
From there, should we speculate on the death and asphyxion of Francophony in North America? After all, the Cajuns of Louisiana, even if they are aware of their Francophone identity and survive as best they have been largely anglicised during the nineteenth and twentieth centuries.
First let's analyse the weight and condition of the Anglophone and Francophone worlds.
Anglophony has, with the British imperial legacy and the economic clout of the United States itself as the world business language,1 / 4 of the world and increasingly acclaimed as the international lingua franca.
Francophony, itself, after 30 years of stagnation and decline, knows symbolic rebounding, students in Latin America or Eastern Europe study it again more and more, as the image and relatively consensual of Francophone countries or regions in diplomatic contribute to its certain success(France, Belgium, Switzerland, Québec) and French-speaking Africa, the future pool of French-speaking forces began to emerge gradually from neocolonialism and chronical conflicts(the union of the CFA franc will grow by 4% in 2010 despite the crisis and therefore in constant development, although it could have been wider).
Reflecting this new symbol, is the emergence of French-speaking "France 24" news channel , 15 years after RDI (the one of Radio-Canada)!-which makes even 3 languages: French, English, Arabic-.
What about Canada? The status of French in Quebec is still positive, since Bill 101 which has made French the priority language in Québec including regarding the immigrants.This is not preventing from being vigilant.
Indeed there are Quebeckers and other French-Canadian. The French is declining in the rest of Canada, especially in western provinces. And just before the Olympic period, the Federation of Francophones had to fight for the CPAC to retransmit in the English-speaking provinces (it's ironic while the protection of French is mandatory and constitutional in Canada), let's not mention the ceremony of opening of the O.G, with very few French. The minimum would have been a 50/50 regarding the two languages strictly and an order of scrolling for the countries in French to balance.
So many political issues arise in the defense of French in Canada and Québec, and therefore sovereignty.
The basis of sovereignty is the defense of culture and the French language in Québec, because if there was "laissez-faire", anglicisation would have produced massively because it is less British imperialism as some sovereignists proclaim it but rather the weight of American English as 1st world economic power, should not forget that Canada, including Québec have 90% of their economy tied to the U.S.. Clearly, the 9 provinces are more or less than 9 new states U.S. States economically!
Then there is question of political prerogatives as territorial levels, the sovereignists in Quebec feel that eventually the current federal system is too centralised.
So there is the issue of federalism can be seen as a formal meeting of the Federated States,quasi-independent.
In brief, independence would represent the only manner to allow a real language policy and organisational decisions for the territories(which can be quite understable).
But we are obliged to make some nuances, if we want to be fair.
First, the sovereignists in Québec tend to forget the other Franco-Canadian. The Acadians, Franco-Colombian ... are not rubbish thing and daily living, perhaps even more than their fellow Quebeckers,anglicisation and are forced to be disregarded as speakers of " that useless language" ,as well the international role has been stated above in the article. They also live in asphyxion, also have resentment and responsible for themselves would like the independence of their region, town or village as francophone majority. Even if every French-Canadian are proud of their region and their identity, all French-Canadian majority in their roots as former French Catholic from the west of France.
A massive argument and that probably tipped the balance in the referendums on sovereignty in 1980 and 1995 is how to act before globalisation if it separates from Canada. While Québec is rich and would not become poor suddenly if there was independence. But if European countries feel the need to unite in the European Union,
how a state of 6 millions people would refuse a supranational organisation,because of the North American context, while economically larger countries like Germany and Great Britain do not even think to leave the Union? Moreover if the independentist Scottish, Basque and others fail to convince their people is exactly the same reasons.And the symbol is not flattering, a divorce between two people, it is never positive.
But then can we really be content with the status quo, leaving the balance of federal system and the situation of economic domination of English? Certainly not!
The solution probably lies in four axes that I explain:
-sovereignty hast to be applied to all Canadian Francophones and it is a right of peoples to recognition (idea of Woodrow Wilson), sovereignty is through René Levesque concept of sovereignty-association. Yes, the French Canadians would be independent (themselves united in a Federation of New France) where they predominate, but it will be maintaining the customs union, the Canadian military, Social Security and bedrock of the Canadian dollar but the Franco-Canadians will be free of their prerogatives and will be able to proclaim the separation of Church and State.
Canada would become a loose federation of nations of Quebeckers, Amerindian, Anglophone, Acadian and other French-Canadian
-Proclamation of the Republic in Canada and of course for French-Canadians because what is that old institutional, frankly, many wonder?
-recognition of French language in English-speaking provinces as well as compulsory education and reinforced the French because it is essential that other North American Canadian know the another language.
-the entrance of Quebec and the rest of Canada in the European Common Market and South American Common Market in order to diversify the Canadian economy.
To complete it would be good for the state of Louisiana recognises French as co-official language and allows education in French or at least 50/50 French-English for all Louisianans and immigrants. The issue of recognition of the Spanish in the United States will certainly be an issue in the future.
This article goes further than the intervention of Lucien Bouchard (and more argumented and nuanced), does it?
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