A PROPOS

Je suis de gauche depuis l'enfance.Je suis membre de la CFDT depuis 2008.


vendredi, décembre 31, 2021

Mes voeux politiques pour 2022, enfin l'union ? Ou la Roche tarpéienne ?

 A quelques minutes de passer en 2022, on peut dire que l'on aura eu 5 ans de pluie intense sans arrêt dans le ciel de la gauche...

Rien ne nous aura été épargnés: une défaite législative sans précédent avec près de 65 députés à l'Assemblée, certes un 19,6% pour Jean-Luc Mélenchon mais sans réel effet de propulsion à 100 députés pour FI, mais plutôt ... 17 députés...

Et le PS et Benoît Hamon avec seulement 6,36% des voix exprimées et 29 députés... Et Benoît même pas élu sur la circonscription de Trappes aux Yvelines... Résultat, une gauche émiettée, devenue un archipel d'atolls finissants: le PS qui n'en finit pas de ne pas être plus haut que 6/7% malgré une bonne tenue façon PRG pour les élus locaux (le PS a encore ce matelas-là, mais pour combien de temps?) ...

FI qui retombe à 6% aux Européennes, inexistant pour les municipales, départementales, régionales (sauf du fait de l'union, mais aucune force pour FI au local, par elle-même). Il semble que Jean-Luc soit condamné à être collé telle une force de l'aspirateur sur le sol, à 11% grand max ... on est loin des 19,6% et du potentiel nouveau "PS radical" qu'aurait pu être FI...

Si 6 points d'électeurs socialistes étaient venus sur le vote Jean-Luc, c'est qu'ils attendaient en 2017 et vite une fédération populaire de l'aile gauche PS à FI ... raté, Jean-Luc étant monté sur ses grands chevaux, ne voulait pas du tout entendre parler jusqu'au flop des Européennes 2019 d'une union à gauche... Mal lui en a pris. Le "La République c'est moi" et ses sorties douteuses ou encore sa synthèse uniquement "FI/NPA" ne peut convaincre des électeurs sincères non-libéraux mais jauressiens aussi et donc plus modérés qu'il n'est... sans compter la galaxie EELV/écologistes.

Parlons justement d'EELV, le beau 13% aux Européennes a donné le melon à une partie de la komandovaniyé (commandement en russe) d'EELV qui a cru voir une nouvelle hégémonie pour eux et aussi par le biais de villes gagnées (surtout avec l'union rose-rouge-verte) qu'EELV allait enfin devenir le "nouveau grand PS vert" ...

Manqué ... ce sont Sandrine Rousseau et Delphine Batho, qui par leur lien marxisme/écologie, nouvel anarchisme et questions sociétales mais aussi la décroissance assumée ont crevé l'écran lors des Primaires écologistes, mais c'est le rassurant Yannick Jadot qui a été investi. Paradoxe. 5 points des électeurs de la Primaire ont basculé de Rousseau/Batho à Jadot et y ont cru voir une assurance-vie... sauf que les 8% d'octobre en sortie de la Primaire... commencent à devenir des 6% ... et rien ne dit que la zone rouge des 4,5/5% ne va pas être l'étiage durable lors des prochaines semaines. En effet si Yannick Jadot est rassurant, il ne fait envoler les électeurs de gauche qui attendent au-delà de l'environnementalisme, un dessein social et un projet construit sur ces bases sociales, écologiques et parlementaristes (VI° République) à la fois.

C'est là , le deuxième paradoxe , deux parlementaristes comme Jadot et Mélenchon jouent trop le jeu de la V° République et s'affichent beaucoup trop en stentor, sur leur seule personne et un programme soit trop flou pour Yannick Jadot, soit trop précis à la virgule donc irréalisable pour Jean-Luc Mélenchon. Trop, ou pas assez, c'est dur mais c'est la stricte vérité pour la gauche et ses "deux leaders par défaut".

Reste Christiane Taubira ... mais saura t-elle donner la dynamique à la gauche sur une Programme Commun, essentiel pour parler d'une vraie union, à la fois Première Gauche, Deuxième Gauche et écologiste.

Evoquons ce qui est une pré-campagne de bravoure mais de facto de flop: Anne Hidalgo, Arnaud Montebourg, Fabien Roussel qui ont clairement leur identité, leur structuration : social-démocratie post-hollandaise, Première Gauche, communisme à la Jacques Duflot ... mais dont les électeurs voient bien qu'ils ne sont au maximum... que trois courants du futur grand Parti de masse marxiste et écologiste que la gauche attend depuis 20 ans et le début des grandes difficultés de la gauche (21 avril 2002, finalement , là que s'est déréglée progressivement la machine).

Ce qui nous attend à gauche, si on ne se bouge pas, c'est un 3e 21 avril et possiblement des Législatives aussi mauvaises voire pires qu'en 1993... c'est dire... un recul de 130 ans de la gauche tout compris électoralement...

Finalement, ce qui nous a manqué en 20 ans, c'est quoi? Le fond, la pensée, la construction idéologique structurée et structuraliste. On a photocopié sur photocopie ad libitum les programmes passés sans réfléchir... or instituer des nouveaux chapitres au Capital et au Programme de Gotha de Marx et autres penseurs-pères de la Gauche: Proudhon, Jaurès, Kropotkine pour le social, Reclus et Palme pour l'écologie ... ça ne s'improvise pas et ça demande du travail... Pour enfin réaliser la 2e chose, après le grand Parti de masse, que les gens de notre camp attendent: l'écosocialisme et l'écocommunisme...

Décidément du pain sur la planche... mais la Belle tarde à se réveiller dans sa Tour d'ivoire et on a des appareils pour les appareils et faire élire mécaniquement des représentants; là où on a besoin d'architectes de l'avenir et du Progrès. Cela passe par le retour sur le terrain:  professionnel, syndical, associatif pour se nourrir intellectuellement et en expériences. A quand donc le réveil et le café?

Histoire à suivre.

vendredi, mars 12, 2021

Annonce de bilinguisme

 Ce blog va passer pour une période non définie, mais temporaire à un blog bilingue français/espagnol. Il y aura des articles sur les pays hispanophones.

jeudi, février 11, 2021

L'Avenir en Commun : mon analyse et mes bémols/oppositions ; 2e épisode: la politique économique et sociale

 

Cet article sera consacré à la partie 2 sur les 7 parties totales de l'avenir en commun, à savoir "L'urgence sociale: protéger et partager", c'est donc la question sociale qui arrive très vite après la question institutionnelle. Si j'ai eu un certain nombre de désaccords sur la partie VI°République (j'y suis favorable, mais je n'y mets pas nécessairement les mêmes choses ou je n'utilise pas tout à fait les mêmes méthodes), là mis à part trois points notables , je me retrouve complètement dans ce qui est dit. Il faut dire que ce programme L'Avenir en Commun, s'appuie énormément sur les approches et travaux de l'économiste de gauche, pro-étatiste et social, Jacques Généreux et que ses idées, ces idées-là font consensus dans la majorité de la gauche: à savoir bien-sûr la France Insoumise, mais aussi le Parti Communiste, la GRS, Générations, l'aile gauche d'EELV, l'aile gauche du Parti Socialiste et avec des nuances , le PRG et les RDG peuvent se retrouver avec ce programme certes gauchisé, mais on peut dire que François Hollande nous a vaccinés avec sa politique de 2013 à 2017! Et même si le Ministre Emmanuel Macron, lui a échappé, clairement sa logique thatchérienne devait être un un objet de blocus pour intégrer une personnalité à l'idéologie de droite libérale, sans parler de Manuel Valls qui a cherché à imiter et à concurrencer Emmanuel Macron au lieu de s'occuper d'affaires économiques et sociales à la façon de la gauche. La vision de cette partie montre bien que la gauche a compris l'entreprise en particulier la PME et la PMI. S'il fallait sûrement restaurer la trésorerie des petites entreprises, il ne fallait pas en rester là et agir sur le plan social: comme s'il n'y avait pas urgence sociale avec près de 5 millions de pauvres et 10 millions de précaires en France! 

Cette partie de programme met donc par ses thématiques sur la fin du pillage de l'économie, sur le protectionnisme solidaire, le plan de relance de l'activité pour une Transition écologique, l'introduction de règles plus strictes sur la finance dont la Taxe Tobin: taxe sur les transactions financières, ... rappelle le rôle de l'Etat comme acteur direct de l'économie, que les PME et les PMI sont au coeur de l'économie française, que la priorité c'est l'investissement à long terme, la généralisation de l'économie type ESS, que la lutte contre la précarité au travail : le trop de CDD mais aussi et surtout réhausser les salaires féminins sont des priorités importantes. Evidemment abolir la Loi Travail (2015) et la Loi Pénicaud (2017) , ça va de soi.

Cette partie veut une Sécurité Sociale intégrale et un droit opposable à l'emploi, au sujet de de la formation, d'un revenu garanti... Ce qui peut se compléter avec le Revenu Universel d'Existence qui est le Revenu garanti mais avec un autre nom. Oui il faudra préciser ce lien Revenu Universel/Garanti de Base et le droit à l'emploi car en effet la valeur travail si elle a une face souffrance, possède aussi une face sociabilité de soi et des autres. J'approuve évidemment la 6e semaine de congés et le retour à la retraite à 60 ans avec 40 ans de cotisations. Ce qui veut dire que quelqu'un qui finit ses études à 23 ans, et arrive à trouver un emploi dans la foulée (chose pas évidente depuis 40 ans...) partira à la retraite à 63 ans, ce qui déjà pas mal, mais le jeune apprenti qui a commencé à 18 ans comme apprenti-ouvrier lui pourra partir à 58 ans au titre des carrières longues ou s'il veut 60 ans, il y aura une vraie majoration de la retraite (et pas juste 100 ou 110 euros de plus-pour deux ans- mais plutôt, moins de 300 euros/mois). Cette partie de programme parle d'une allocation pour les moins de 25 ans car il n'est pas normal, au nom de l'égalité qu'il y ait des obligations sociales à partir de 18 ans ans les droits sociaux qui vont avec.

Je suis en désaccord avec deux mesures et je nuancerais une 3e:

Désaccord avec "Mettre fin au quotient conjugal, système patriarcal favorisant les inégalités salariales entre les femmes et les hommes et "Remplacer l'injuste quotient familial fiscal actuel par un crédit d'impôt par enfant" : je suis pour un droit universel et égal et donc au quotient familial, c'est comme la Sécurité Sociale, on ne reverse pas moins aux bourgeois, chacun reçoit la part de remboursement intégral. En outre, cela favorise notre dynamisme démographique, essentiel (retraites, main d'oeuvre)

Désaccord avec "Créer un héritage maximum pour les fortunes les plus importantes (égal au patrimoine des 0,01 % les plus riches, soit 33 millions d'euros en 2012)"  = pas d'héritage maximum, ce qui est de la Propriété et acquis est inaliénable, l'écosocialisme rééquilibre les inégalités et s'occupe de l'avenir, mais ne spolie pas a priori,  en revanche évidemment on augmente fortement les droits de succession des plus riches

Nuance avec "Instaurer un revenu maximum autorisé : 100 % d'impôt pour la tranche au-dessus de 20 fois le revenu médian, soit 400 000 euros de revenus annuels (33 000 euros par mois)" : je suis pour un impôt progressif, y compris pour les bourgeois, simplement en créant de facto et de jure ces nouvelles tranche au-delà de 50%, eh bien elles iront progressivement de 51% à 90% en fonction des revenus. Evidemment je taxe aussi dans l'ISF, la possession d'objets d'art.

Prochain épisode: la Planification écologique ! 

mardi, février 09, 2021

L'Avenir en Commun : mon analyse et mes bémols/oppositions ; 1er épisode: les Institutions


On peut retrouver le texte de l'Avenir en Commun sur le site https://laec.fr/sommaire
C'est un texte qui comporte un certain nombre d'avancées avec lesquelles la majorité de la gauche et de l'écologie sont ou pourraient être d'accord.

Il y a parfois un vocabulaire, celui de la tabula rasa, qui n'est pas le bon , puisque le "populisme de gauche" qui s'entend par l'abolition de la bourgeoisie (même si la gauche peut avoir des nuances sur le capitalisme, il n'en demeure pas moins que l'un des deux piliers principaux et historiques de la gauche et de l'écologie: c'est le marxisme - avec le républicanisme social- et que globalement la gauche et l'écologie recherchent l'amoindrissement fort de la domination de classe; donc on va dire que la gauche est globalement d'accord sur ce sujet) et l'abolition de tout ce qui est caractère ancien et jugé comme négatif (par certains), là c'est la Cancel culture , c'est la tabula rasa de Robespierre et de Lénine et la gauche et l'écologie ne sont pas du tout d'accord à ce sujet: il y en a qui sont pour, d'autres qui sont résolument contre.
Donc cet aspect-là de tabula rasa, doit être écarté.

Je précise que je suis pour une République girondine et non jacobine (hormis évidemment l'aspect Education Nationale et Sécurité Sociale qui eux sont reconnues par la très grande majorité comme un bien commun universel bénéfique et essentiel), la France doit évoluer avec ses Régions vers une République unitaire fortement décentralisée avec des régions partiellement autonomes (notamment la question de l'économie= le Ministère de Bercy pour l'économie transférera ses compétences aux Régions et les services des impôts développeront un service régional pour prélever l'impôt régional arbitré par le Gouvernement avec péréquation, mais aussi la garantie constitutionnelle que l'Etat ne pourra reprendre pour elle, ces subsides-là) , comme en Italie. 
 
Les langues régionales autochtones doivent être reconnues clairement dans la Constitution et publiques pour les échelles territoriales: de la commune à la Région. Le débat sur la co-officialité territoriale devra sûrement être mené, un jour, mais finalement à part la Corse ou le Pays Basque nord où la question est davantage mûrie, pour l'instant , il n'en est pas question. Toutefois, les collectivités territoriales devront avoir une politique de communication bilingue ou plurilingue selon la situation (communication publique, sites), 
 
la République Française et les Régions devront financer une radio et une télévision publiques en langue(s) régionale(s), comme cela se fait au Pays de Galles, 
 
l'enseignement des langues régionales sera obligatoire dans les territoires où il y a déjà un CAPES/une agrégation afférente (de langue régionale) à raison d'une heure par semaine en CM1 et en CM2 (Avant et après, l'enseignement qu'il soit en simple option, 50/50 ou immersif c'est-à-dire à 80% sauf le français,  demeure bien-sûr optionnel). Les CAPES et agrégations de normand, gallo, poitevin-saintongeais, flamand-occidental, picard, bourguignon-morvandiau et d'arpitan seront crées , on adjoindra au CAPES et d'agrégation d'allemand un enseignement d'alsacien et des trois platt lorrains (luxembourgeois, westmoselfränkisch, rheinfränkisch). 
 
Enfin il y aura un décrochage régional de programme scolaire sur quelques unités d'enseignement d'histoire locale et régionale (comme cela se faisait en primaire dans les années 50) du CP à la Terminale.
 
Pour l'aspect régime, je suis bien évidemment en faveur d'un régime parlementaire majoritaire bicaméral et uninominal pour l'Assemblée Nationale (maximum: 10% de proportionnelle, pas plus) avec Assemblée constituante de 6 mois AVEC parlementaires puis référendum (comme on a fait en 1945-46 avec la IV°République).
 
Après ces prolégomènes de précisions, revenons au texte de l'Avenir en Commun. Il est composé de sept grandes thématiques: 
1/l'urgence démocratique et la VI°République, 
2/l'urgence sociale: protéger et partager, 
3/l'urgence écologique: la planification écologique, 
4/l'Europe en question: sortir des Traités européens, 
5/la paix en question: pour l'indépendance de la France,
6/face à la grande régression: le Progrès humain d'abord,
7/face au déclinisme: la France aux frontières de l'Humanité. 
 
L'URGENCE DEMOCRATIQUE ET LA VI°REPUBLIQUE
-Pas mal de points d'accord (mention spéciale pour le congé républicain, excellente idée) mais les points de désaccord total sont:

-L'Assemblée constituante oui mais avec parlementaires, c'est de la tabula rasa mal placée que de ne vouloir de parlementaires élus pour cette assemblée. 
-Contre la fin du monopole de l'administration fiscale pour les poursuites de fraude: c'est son domaine logique, après selon la gravité et changements de lois possibles, cela pourra passer en pénal en 2e étape. 
-Contre la représentation proportionnelle: la représentation des populations et territoires et populations par territoire, ça compte (nuance de 10% de proportionnelle à l'Assemblée nationale mais ça s'arrête là). 
-Donc contre le mandat impératif et la révocation des élus, évidemment.
-Aller plus loin dans le cumul des mandats : non , c'est la liberté des citoyens de se présenter ou se représenter, que les partis s'organisent pour renouveler leurs cadres.
-Non à la suppression du Sénat , le débat parlementaire a besoin de parlementarisme/du caractère bicaméral et heureusement qu'on a eu l'alternance en 2011 à gauche et l'alternance aujourd'hui face à LREM et les bulldozers exécutifs dans le législatif. 
-Non aussi à la suppression du CESE.
-Non à l'interdiction d'ores-et-déjà de la GPA: le débat est vif oui, mais attendons, laissons passer les années pour voir comment on encadrera si on doit l'autoriser. C'est la seule manière pour les couples homosexuels masculins d'avoir des enfants du fait de la raréfaction nationale et internationale de l'adoption (et des limitations à ce sujet).
-On ne remplace pas le Conseil supérieur de la Magistrature: indépendance de la Justice (pouvoir judiciaire) face au Parlement (pouvoir législatif) et bien-sûr le pouvoir exécutif. 
-Contre la création à nouveau d'une Garde Nationale, nous ne sommes pas aux Etats-Unis ni dans la France post-1793 du XIX° siècle révolutionnaire, armer les gens c'est grave.

Nuances/Bémols:
-Il est clair que le Référendum d'Initiative Parlementaire n'est pas du tout souple, le Référendum d'Initiative Citoyenne , encadrons-le: déjà pas de remise en cause possible de droits accordés aux personnes et ayons un débat sur des votations à la suisse.
-Si l'abolition de la prostitution ne veut rien dire en droit effectif et qu'une personne , si elle le souhaite, sans souteneur évidemment a le droit de faire ce qu'elle veut de son corps, il est certain qu'une Motion spéciale de l'Assemblée Nationale pour appeler à l'éradication effective de la prostitution serait importante et donc mettre tous les moyens possibles pour éviter de choisir par défaut ce chemin-là par besoin de se nourrir, survivre ou même par détresse psychique (manque total de confiance et croyance en soi).
-Si je suis favorable à la laïcité et la Loi de 1905 sur tout le territoire : les particularités d'Alsace-Moselle ou de certains territoires ultramarins, relèvent de leur Histoire, du parcours de Nations culturelles et historiques (n'ayant pas vocation , selon moi, à devenir indépendantes), il convient qu'il y ait un grand débat local d'un an à ce sujet et ensuite un référendum local pour savoir si on maintient les mesures légales précédentes ou si on passe à la Loi de 1905 sans exception partout.
-Si le CSA est imparfait, sûrement, sans aller jusqu'à le supprimer (mais en élisant son président à l'Assemblée Nationale), les citoyens auront un droit de regard sur les thématiques/dossiers abordés par le CSA.
-Si en effet les salariés doivent avoir un vrai droit de regard sur les questions stratégiques dans une entreprise, le droit de défiance vis-à-vis du chef d'entreprise m'apparait outrancier. En revanche faire la démocratie d'atelier, favoriser les ESS, les coopératives oui évidemment !
-Si la BAC a mauvaise réputation, sans aller jusqu'à la démanteler, on peut la réformer!
-Si le Service National obligatoire même mixte (la mixité m'apparaîtrait évidente) est à proscrire, le Service civique réformé ou "Service citoyen" comme l'appelle l'Avenir en Commun ne peut devenir obligatoire. Ce Service civique/citoyen est une bonne chose, mais son caractère obligatoire devra faire l'objet de débats, dans le futur et il faudra voir (donc pour l'instant on laisse mûrir le débat). Favoriser ce Service civique/citoyen, ça évidemment!
 
 

jeudi, novembre 19, 2020

Revue de livre: "Rebâtir le camp du Oui" par Paul Saint-Pierre Plamondon

 


Je viens de terminer l'ouvrage de Paul Saint-Pierre-Plamondon , personnalité politique québécoise, "Rebâtir le camp du Oui", VLB Editeur, 210 pages.

D'ABORD REVENIR BRIEVEMENT POUR MA PASSION SUR LE QUEBEC ET LE CANADA
Je suis depuis 12 ans , avec intensité, parfois des pauses, mais autant de fois que je le peux, plusieurs fois par semaine l'actualité québécoise et canadienne. Fasciné par ces deux pays, pleinement nord-américains mais un peu miroir de la vieille France pour le Québec (et l'Acadie) et quelque chose de plus européen et British pour le Canada, par rapport aux Etats-Unis voisins. J'ai toujours été attiré par ces deux pays, leur histoire m'intéressaient mais 2008 a été un saut dans le grand fleuve: lecture de "la brève Histoire du Québec" de Jean Hamelin et Jean Provencher, j'ai suivi la campagne fédérale de 2008 et même si j'avais des vieux souvenirs du référendum de 1995 (j'avais 12 ans) et que je me souviens que j'étais pour l'indépendance, je m'étais dit qu'il fallait peut-être essayer le "beau risque" dont a parlé René Levesque, Premier-Ministre du Québec (1976-1985), fondateur du Parti Québécois , j'ai frissonné et pleuré pour Jack Layton , candidat néo-démocrate (social-démocrate) mort tragiquement du cancer en 2011, 3 mois après la Vague orange aux élections fédérales...

Mais toujours avec le sentiment que j'étais plus proche en tant que Français, du Québec (et de l'Acadie)... et puis chemin faisant, en continuant de suivre l'actualité de ce qui est pour moi deux pays frères (mais deux pays quand même), une fois passé ce "moment Jack Layton", je me suis rendu compte que le Québec n'avançait toujours pas, que les gouvernements libéraux Charest et Couillard engluaient le Québec, au sein du Canada, dans de la médiocrité et que le Canada majoritairement anglo-saxon et pro-pétrole (en lien avec la production phare de l'Alberta) n'écoutait pas les aspirations profondément pionnières et ancrées des Québecois pour l'écologie, je suis redevenu indépendantiste. Le fait d'apprendre qu'il y a eu des tricheries de la part du camp fédéraliste en 1995, lors du référendum n'a fait que confirmer cette position retrouvée.

QUI EST PIERRE SAINT-PAUL-PLAMONDON?
C'est un avocat québécois né en 1977 (43 ans) , investi dans la politique en commençant d'abord par un groupe de réflexion "Génération d'idées" se questionnant notamment sur les scandales de corruption ayant court au Québec sous le règne du Parti Libéral du Québec -PLQ- (centre-droite et fédéraliste) de 2003 à 2018 (sauf 2012-2014) et comme chroniqueur à une émission sur Radio Canada : Bazzo.Tv. Je l'ai connu pour la première fois, pour ma part, en 2016 quand il s'est lancé dans la Course à la Chefferie du Parti Québécois (PQ) en 2016. Je soutenais à l'époque Alexandre Cloutier, un homme politique sincère et charismatique, mais j'avais noté les qualités oratoires de Paul. En 2018, Paul Saint-Pierre-Plamondon se présente pour les élections québécoises dans le comté électoral de Prévost (dans les Laurentides, au nord de Montréal), il a mené une campagne très imprimante avec des vidéos clin d'oeil et une forte implication, il a malheureusement échoué face à une tête de pont du parti qui a gagné , la Coalition Avenir Québec -CAQ- (conservateur). Et puis récemment j'ai à nouveau entendu parler de lui pour la nouvelle Course à la Chefferie de cette année 2020, du parti indépendantiste, le Parti Québécois. J'ai tout de suite vu que ses qualités oratoires, sa persuasion et aussi sa fraîcheur allaient être décisifs. J'ai un peu discuté par le biais des réseaux sociaux avec lui et je lui ai apporté mon modeste soutien.Le 9 octobre 2020, après un arrêt plusieurs mois de la Course du fait de la Covid, Paul Saint-Pierre-Plamondon remporte la Course avec 56% des voix au 3e tour, avec un programme résolument indépendantiste.

LE LIVRE
sa composition
Cet ouvrage est composé d'un préambule et d'une conclusion et le coeur du livre se décompose en huit chapitres: 1."D'orphelin politique à péquiste engagé", 2."Le retour en force de l'indépendance", 3. "Rebâtir le camp du Oui", 4."La démondialisation: un plan pour la sécurité et l'autonomie du Québec", 5."Déjouer les pièges du multiculturalisme canadien", 6."Gagner la bataille du discours économique", 7."L'environnement et notre indépendance", 8."Vaincre la peur de perdre"

son contenu
Paul Saint-Pierre Plamondon dit "PSPP" revient d'abord sur sa politisation comme jeune homme et jeune avocat au sein de Génération d'idées puis de sa décision de se lancer dans la Course de 2016 au Parti Québécois, pour lui, l'idée de l'indépendance avec laquelle il renoue , reprend foncièrement de son importance, après une vingtaine d'années dans une sinistrose au Québec: corruption, recul de la force économique du Québec comme économie décisionnaire avec des sièges sociaux ou des fleurons industriels et devenant une succursale de l'économie ontarienne et canadienne en général, lui donnant la motivation de se battre pour son pays, pour qu'il devienne vraiment un Etat indépendant. Il réalise un honorable 6,84% à la Course de 2016 puis décide de s'impliquer aux élections québécoises à Prévost, sa défaite lourde : 24,47% contre 47,03% , score de son adversaire, fait qu'il pense faire une pause en politique. Entre temps, il a fait le tour du Québec pour un rapport sur le renouvellement du Parti Québécois en très grande perte de vitesse depuis 2003, "Oser repenser le PQ" entre 2016 et 2017.

Il revient ensuite longuement sur pourquoi le Québec s'est endormi, après le référendum de 1995, perdu d'un cheveu, 49,92% pour l'indépendance, 50,58% pour le maintien dans le Canada du Québec, du fait des tricheries du camp fédéraliste et du Premier-Ministre fédéral de l'époque Jean Chrétien, du pacte (qui date du XX°siècle) entre classe politique fédérale canadienne et classe politique québécoise pro-Canada, qui en outre est tombée dans la corruption très large (le rôle du PLQ y est épinglé) et dans les faux-semblants nationalistes (au Québec , le nationalisme est la volonté que le Québec soit une nation) de François Legault et la CAQ.

Toutefois,  PSPP souligne que cette victoire en 2018 de François Legault a mis fin à ce règne libéral engluant, que les Québécois, jeunes notamment, qui n'ont pas connu le référendum de 1995, à qui on a dit pendant 25 ans que le Québec était à la traîne du Canada et des Etats-Unis, à qui on a fait croire que l'économie de la Belle Province faible, n'était pas faite pour devenir celle d'un Etat. Pour PSPP, ce changement et la crise sanitaire , c'est l'occasion de faire le bilan de ce que c'est que de rester au Canada, pour le Québec, que le pays n'est pas maître de son destin vis-à-vis du libre-échangisme et de traités commerciaux tels que le CETA (avec l'UE), du fait de la politique de l'Etat pétrolier du Canada qui préfère supporter l'Alberta ou d'autres provinces que de réajuster et donner sa part au Québec: Québec qui donne quand même 19% du budget fédéral du Canada. Le recul du français aussi, la période libérale a préféré faire que l'immigration choisisse l'anglais (baisse énorme pour les programmes de francisation des immigrants), et tout l'Etat providence du Québec a été en partie abimé par les Libéraux. Le Canada lui pendant ce temps de 25 ans, a concurrencé les compétences provinciales du Québec en matière de santé et social, alors que pendant la crise de la Covid, l'Etat fédéral canadien n'a que peu donné et aidé.

Cette ambiance morose a dépeint dans toute la société québécoise et finalement l'étalon anglo-saxon est devenu la règle, toute velléité indépendantiste a été fustigée par les fédéralistes comme "raciste et suprémaciste", préférant importer le communautarisme à l'américaine, un Etat moins profondément social (les Québécois diraient "social-démocrate").

La deuxième partie du livre vise à montrer que cette construction fédéraliste depuis 1995 peut être battue en brèche: que oui, le Québec a d'abord un modèle plus universaliste et laïque à la française et l'européenne continentale qui permet à chacun de s'exprimer dans sa diversité sans toutefois être séparés les uns des autres, que non le Québec n'est pas destiné ad vitam aeternam à dépendre de l'économie canadienne, qu'il y a du terrain à prendre en économie sur l'énergie, l'agriculture biologique, la réindustrialisation. Enfin que le Québec peut devenir un modèle d'Etat écologique dans le monde avec l'idée de diplomatie verte québécoise. L'idée motrice de PSPP pendant la Course à la Chefferie de 2020, c'est outre tout cela, que le Parti Québécois, qui s'est renouvelé, rajeuni depuis 2017, doit dans un premier mandat , probablement lors de la 3e ou 4e année (il y a 4 ans de mandat parlementaire au Québec), faire un référendum. PSPP finit sur une touche très optimiste, "il ne faut plus avoir peur", l'indépendance, c'est une question de temps, pas de sens pour le Québec.

MON AVIS
C'est un livre qui se dévore, se lit très facilement. Paul Saint-Pierre-Plamondon y a mis beaucoup de lui et son émotivité dynamique et hyperactive se ressentent dans cet ouvrage. C'est un ouvrage passionnant qui décrit son parcours, avec la fougue et la rigueur d'un avocat plaidant à la Cour pour défendre sa cause. Les arguments y sont étayés et c'est l'occasion, puisque c'était son livre programme pour la Course de 2020, d'y apprendre qu'en tant que Chef du PQ, il va lancer les opérations pour un Budget de l'An I, pour montrer que l'indépendance c'est possible, ça n'est pas une chimère , ni une utopie antiéconomique. Bien au contraire, il y esquisse sans nous noyer de chiffres, les potentialités économiques et écologiques liées à la Transition écologique et industrielle possibles pour le futur Etat du Québec. C'est dommage que l'on ne parle que peu de l'actualité québécoise (et canadienne) en France, ni que son livre soit accessible en France, format papier sur les différentes plateformes. Toutefois, on peut l'obtenir sous format audio. J'ai quand même tenu , malgré la cherté des frais de port à l'acquérir en format papier.


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samedi, avril 18, 2020

TRANSFORMER LE ROLE DE L’EUROPE (par Pierre-Marie Chevreux, militant à Générations, Loire)



TRANSFORMER LE ROLE DE L’EUROPE (par Pierre-Marie Chevreux, militant à Générations, Loire)

L’UE, depuis une vingtaine d’années se trouve dans une impasse, elle n’est pas un moteur économique et investit très timidement (elle laisse faire les Etats aux finances asséchées par les politiques austéritaires, encouragées voire imposées par l’UE), elle n’assume pas un rôle international cohérent car l’UE n’existe pas politiquement. On peut donc se demander comment sortir de ces impasses successives.


Oser l’Europe des cercles
Aucun Etat, y compris la France n’a réellement jusqu’ ici joué la carte de l’intérêt général européen. On a même refusé la solidarité à la Grèce et au Portugal, qui pour ce dernier en est arrivé à demander de l’aide à la Chine pour pouvoir se redresser. Force est de constater que l’Allemagne depuis le Traité de Nice et les élargissement successifs après 2004, a agrandi sa Cour d’Etats qui lui sont liés. De même, l’on peut dire que l’intégration de l’Europe centrale correspond à peu près à un échec du point de vue politique, quand on se penche sur les dérives illibérales de plusieurs Etats (Pologne, Hongrie…). C’est d’abord, il faut le dire, vraiment dommage et le fédéralisme souhaité à Maastricht ou dans le Traité Constitutionnel est pour l’instant, lettre morte. Peut-être que ce qui marchait mal à 15 ne peut fonctionner à 27. Alors, afin que le fédéralisme puisse prendre forme, un jour, on peut tenter une approche un peu différente, celle des cercles. Cela redonnerait tout d’abord une certaine souplesse, cela permettrait ensuite au débat contradictoire d’émerger, sans que la thèse austéritaire de l’Europe du Nord l’emporte toujours et enfin, cela respecterait le fait que dans nos Etats du Sud, l’on a une conception bien plus interventionniste et une culture des Services Publics non concurrentiels. Un cercle d’Europe du Sud, donc face à celui d’Europe du Nord et celui du Centre, mais aussi des cercles thématiques : avancer sur la question de l’armée européenne ou celle de la Transition écologique.


Construire une Europe écolo-solidaire à 27
Les cercles ne doivent pas nous empêcher, d’approfondir à 27, la thématique du lien entre écologie et solidarité. Bien au contraire. Il est vrai que la Commission, les rapports de force actuels entre Etats, a amené l’UE à porter un projet un projet timoré et le Green New Deal proposé par Ursula von der Leyen est vraiment en dessous de ce qui conviendrait pour agir. Outre un budget bien plus largement augmenté (x 5, par rapport aux 100 milliards de la Commission) pour un Green New Deal vraiment efficace, il conviendrait de laisser une marge de manœuvre aux Etats, pour qu’ils puissent investir dans la santé, l’éducation et l’enseignement supérieur et l’innovation pour abonder le volet économique de la Transition écologique. C’est-à-dire faire sauter les deux verrous financiers de l’austérité, la règle des 3% et l’interdiction du prêt direct (à 0%) aux Etats par l’intermédiaire de la BCE (actuellement les intérêts des prêts concédés par les banques privées aux Etats, grèvent énormément les budgets nationaux). Ce n’est pas le risque d’une crise post-Covid 19 qui pourrait poindre, qui fera dire l’opposé. Assurer ces marges de manœuvre, la mise en place de politiques axées vers la Transition écologique, l’amélioration des conditions sociales et une économie respectueuse des deux éléments cités auparavant, avec évidemment le développement massif de l’Economie Sociale et Solidaire, ceci forme un beau projet pour l’Europe à 27.




Assurer une Europe multilatérale
Depuis 1992, il y a eu cinq zones en conflit autour de l’UE : on ne peut oublier le conflit israélo-palestinien qui n’en finit pas de durer et qui a repris en intensité depuis 2002, de même les conflits en ex-Yougoslavie (1991-1999), la Guerre civile algérienne (1992-1999), la guerre en Syrie depuis 2011 et celle entre l’Ukraine et la Russie depuis 2014. A chaque fois, c’est systématique, l’Europe est impuissante. Elle attend une intervention des Etats-Unis, comme si eux seuls pouvaient tout régler et qu’il serait d’intérêt commun pour l’UE de suivre ce que préconise les Etats-Unis. Si l’intervention à Dayton en 1995 et avec les bombardements de Belgrade en 1999 ont pu servir à ramener le calme, pour le reste, les Etats-Unis ont été « comme un chien dans un jeu de quilles ».
D’ailleurs la question yougoslave n’est toujours pas traitée. Les défis sont l’instabilité de la Bosnie-Herzégovine écartelée entre trois influences, l’émergence d’un pacte inter-yougoslave et avec les pays albanophones pour assurer à la fois la stabilité, la construction de la confiance et de la paix entre ces huit pays, mais aussi l’éradication de la mafia comme pouvoir politique ou d’influence. C’est pour cela que se défend et se pose la question de l’intégration balkanique dans l’Union mais aussi pouvoir arrimer ces pays au cercle de l’Europe du Sud, pour le consolider et qu’il prenne du poids politiquement sur le continent. Sans oublier que la Croatie, mais aussi la Bulgarie balkaniques font déjà partie de l’Union.
De l’autre côté, nous avons, par nos politiques hésitantes et hypocrites, presque transformé la Russie en ennemi, alors qu’elle pourrait être un partenaire de dialogue avec l’Europe. Certes, la Russie possède une politique impérialiste propre, mais avouons qu’avoir laissé « otaniser » l’Europe centrale et orientale a été une faute stratégique, ou encore ne pas avoir mis de cadre de négociation bilatérale à l’indépendance du Kosovo. Dialoguer avec la Russie de manière plus franche, plus amicale tout en étant ferme sur les principes (démocratie, respect des LGBT, souveraineté ukrainienne sur le Donbass et la Crimée, souveraineté moldave sur la Transnistrie, souveraineté géorgienne sur l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud avec nécessité d’une hyper autonomie, qui est une revendication audible, pour ces deux républiques qui ne voulaient pas du centralisme de Tbilissi, mais qui se retrouvent dans les mains de la Russie) donnerait à la diplomatie européenne multilatérale un effet de balancier et rééquilibrerait les rapports avec les Etats-Unis et la Chine. Proposer à la Russie un partenariat privilégié (de même qu’à l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, les trois républiques du Sud Caucase) correspond à du bon sens. En outre, il est temps de poser le chantier d’une alliance et d’une armée européennes, mettant les membres de l’UE en sortie progressive de l’OTAN. Cela pourrait donner à l’Europe, un poids véritable qu’elle n’a jusqu’alors, jamais eu et inciteraient les autres puissances à prendre en compte l’Europe et crédibiliserait les propositions venues de son espace politique continental.



Il apparaît que la sortie d’une certaine inertie confédérale pourrait passer par les cercles, aussi bien géographiques (par affinités de comment on voit le rôle de l’Etat, par tradition de dialogue) pour que puisse émerger un certain fédéralisme. De même, le renforcement du projet thématique de l’UE à 27, en focalisant sur l’axe écolo-solidaire. Enfin assumer les éléments d’une diplomatie multilatérale redessine quelque peu la diplomatie continentale européenne en se « désintoxiquant » de l’otanisation, qui avec la fin de la Guerre Froide, n’a plus aucun fondement et empêche de donner le « plus » de crédibilité qui est de posséder une force internationale de paix et de défense.

dimanche, janvier 05, 2020

Mon adresse au Premier-Ministre australien Scott Morrisson (par son courriel primo-ministériel, son compte Twitter et sa page Facebook)

Dear Sir Morrison, Prime Minister of Australia,

Hello from France Mr Prime Minister of Australia,Sir Scott Morrison.

I'm called Pierre-Marie Chevreux, I'm 35, I'm a French teacher in history and geography in the secondary level. I'm really affected as many world citizens by the great fires in Australia these last months and days.

I would like to tell you that the statu quo of coat production and maintaining it is an enormous error.
I know, though, coat is important for the economy of Australia but it is crystal clear that climate change acts too heavily on the country for not willing to change.

Please do like Norway which has declared it will stop its oil production ! (So stopping of the coat production, within the 5 years maximum and planning an energetic and economical-ecological transition).

The money of coat has to serve the now and future invests in renewable energy/economy/new processes of industries, Mister Prime Minister , as the Norwegian oil money is going to serve this new kind of economy.

Courage Sir and Mister Prime Minister
Best regards
Pierre-Marie Chevreux