A PROPOS

Je suis de gauche depuis l'enfance.Je suis membre de la CFDT depuis 2008.


lundi, juin 24, 2013

Villeneuve sur Lot: Remises en cause, réajustements et nécessité d'un rassemblement à gauche

Le second tour des législatives partielles à Villeneuve sur Lot est passée, l'UMP a gagné à 53%, le FN a obtenu 47% et l'abstention a été forte.
Les électeurs ont évidemment sanctionné le comportement de Jérôme Cahuzac, mais ce n'est évidemment pas la seule raison. Cela fait 9 partielles que la majorité de gauche perd. 9 fois qu'on aurait dû se poser la question du pourquoi.
Les gens ne font plus confiance ou pas réellement dans le personnel politique, même si bien-sûr la majorité travaille beaucoup, ne commet aucun acte répréhensible et qu'il y a une propension facile à la critique quand on n'est pas aux manettes. Il y a toujours eu un différence entre la théorie et la pratique: voir comment c'est de gouverner et gérer, c'est toujours autre chose...

Tout de même, il y a pas mal de choses à dire sur l'action du gouvernement, un certain nombre de critiques peuvent être énumérées: la contradiction sur la TVA, peut-être qu'il fallait la mettre en place (et encore...) , mais à ce moment-là comment justifier le fait qu'on l'a combattu ardemment, on l'a annulée au Parlement et 6 mois après on la remet en place, même si bien-sûr, il y a eu quelques jalons pour l'équité. Il n'empêche, c'est un flagrant déli de contradiction pure et simple.
Deuxième point noir : Florange. Le moins que l'on puisse dire est qu'il y a eu un problème de ligne :
François Hollande était plutôt du côté d'Arnaud Montebourg pour la nationalisation temporaire, en tout cas, il n'a rien fait contre lui. Cependant Jean-Marc Ayrault n'a pas suffisament consulté Arnaud Montebourg pour se mettre d'accord sur la ligne à adopter, le laissant annoncer qu'une nationalisation était possible et deux jours après, le Premier-Ministre qui parle juste d'aménagement du plan social et d'un hypothétique plan d'innovation Ulcos.
Sur ce point précis, Arnaud Montebourg avait raison et Jean-Marc Ayrault aurait dû se rendre à la conclusion que le ministre du Redressement Productif était sur la bonne voie et accepter de supporter l'intérêt général: celui du caractère stratégique de l'innovation dans la sidérurugie.
Enfin , 3e point noir et le plus important, à mon avis, celui qui est le plus symptomatique du recul, c'est le fait que l'on ait décidé de ne pas faire la «révolution fiscale».
En effet, c'était le point central de François Hollande depuis 2010, François Hollande a en partie gagné les Primaires socialistes et radicales sur ce point (en plus de la jeunesse). François Hollande étant certainement l'un des meilleurs fiscalistes de France, c'était clarissime comme démonstration.
On pouvait amender un peu avec les propositions de Thomas Piketty et de Philippe Aghion, mais la «révolution fiscale», c'est du solide et c'est le grand levier pour permettre un vrai changement. La ligne de François Hollande 2010-2011 est toujours aussi bonne.
Très logiquement, il fallait davantage préciser les modalités de la révolution, au-delà de la fusion IRPP/CSG, du caractère progressif, de la disparition en partie des niches fiscales (pour qui ? Comment?), mais il n'en demeure pas moins que c'est L'idée pertinente et adéquate. Idée qui permet d'investir dans le Logement passif, secteur qui permettra de créer 600.000, ce n'est pas une paille quand on est à plus de 10% de chômage et 0% de croissance.
C'est très bien que le député Bruno Le Roux souhaite qu'on la mette en place .

Ce que les gens attendent, ce sont des résultats économiques. Oui, cela demande du temps, mais il semble que certains choix vont vers l'attentisme et cela est insupportable pour de plus en plus de Français.

Autre point véritablement nécessaire et que l'on laisse de côté, c'est l'importance du rassemblement de la gauche : radicaux, verts et communistes. Même si le PS possède la majorité absolue, elle ne sera pas éternelle et il semble qu'elle ne tiendra plus longtemps. La majorité absolue est tout à fait conjoncturelle et une élection ne ressemble pas à une autre. Ainsi, il eut été nécessaire devant la situation particulière à Villeneuve sur Lot de présenter un candidat commun, quitte à ce que le PS laisse la place. Que le PS ne prenne pas peur, ce n'est pas demain que le PRG, EELV ou le Parti Communiste sera le premier parti de gauche, donc le PS n'avait et n'a rien à craindre de l'union de la gauche. Nous sommes en effet différents, nous avons des desaccords, mais nous pouvons tous les dépasser. Un effort à produire semble nécessaire. C'est peut-être difficile, mais c'est impératif.

Le gouvernement, même si ce n'est pas complètement partagé, a produit de très bons textes ou lois : première introduction de la pénibilité pour les longues carrières (retraite à 60 ans pour les longues carrières, pour les personnes nées de 1950 à 1952) en juin 2012, le texte sur le Mariage pour tous et l'Accord National Interprofessionnel qui est, oui, est contesté en partie, mais qui donne le droit à la mutuelle complémentaire pour tous, l'accès des représentants du personnel dans les C.A et le renforcement de la formation tout au long de la vie qui appelle à l'élaboration future d'une Sécurité Sociale Professionnelle.

jeudi, juin 20, 2013

Contribution d'ERASME

ERASME (Évolution, Réforme, Avenir, Socialisme, Mouvement, Europe) est un courant du Mouvement des Jeunes Socialistes depuis décembre 2003. Le courant ERASME a publié une contribution, intitulée  "Les jeunes, fer de lance du socialisme du 21ème siècle"  à l'occasion du Conseil National du Mouvement des Jeunes Socialistes du 22 juin 2013:

           « Les jeunes, fer de lance du socialisme du 21ème siècle »

La gauche est au pouvoir. Les jeunes n’avaient jamais connu cette situation, quand nos rêves, nos idéaux, nos valeurs, transforment la société et le pays en profondeur, pour longtemps. Il ne s’agit pas tant de comprendre le réel mais d’agir, pour plus de croissance, plus de justice, plus d’emplois, plus de droits, plus de solidarité, plus de démocratie, plus de liberté, au quotidien, pour notre avenir. Depuis un an le gouvernement socialiste a réformé, mais l’heure n’est pas encore au bilan. Il faut pourtant déjà réinventer un projet pour la suite du quinquennat. Dans un contexte de montée de l’extrême droite, de radicalisation de la droite et de l’extrême gauche, mais aussi d’attentes fortes de nos concitoyens, il faut prioriser nos politiques.
I- L’Europe : le combat socialiste
Le 17 juin 2012 Jérôme Cahuzac était élu député avec 61% des voix, un an après le FN est seul face à l’UMP. Le FN est le seul parti, malgré l’abstention record, à augmenter son nombre de voix. Cette situation dépasse le simple cas Cahuzac, et est le symbole d’une poussée anti-européenne. Dans tous les pays touchés par la crise, les partis anti-européens gagnent des voix. La seule réponse doit être une démarche d’union des socialistes pour les prochaines élections européennes. Ne reproduisons pas le triste spectacle du PS avec sa convention Europe. Le Congrès du MJS doit être celui d’une vision européenne, pour plus de démocratie, plus de justice, tout en allant vers un fédéralisme européen.

Le fédéralisme peut et doit être pensé comme une perspective de long terme dans l'UE, il ne faut pas oublier l'immédiat et une politique alternative européenne pour endiguer la perte du sentiment optimiste européen qui est réel et profond. Cela passe par un rééquilibrage du couple franco-allemand en élargissant à d'autres pays (Italie, Espagne, Belgique,...), et en fondant un vrai gouvernement économique (pilotage et décisions de la zone euro par les gouvernements) avec une réforme des statuts de la BCE et une mutualisation en partie des dettes nationales dans une dette européenne. De même que la structuration européenne passe par un approfondissement de l'Europe de la Défense avec la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, mais aussi la Pologne beaucoup plus sensibilisée désormais à ces questions (cela renforcera le poids de l'Europe dans l'OTAN).





II- Repenser l’Éducation 
La réforme des rythmes scolaires est le symbole de l’ouverture de l’école sur la société (nouveaux rythmes de vie, pédagogie adaptée, etc.). Nous devons avoir une vision socialiste de l’utilisation de ces heures libérées. Le programme du PS en 2011 prévoyait des interventions en milieu scolaire dans le cadre de la lutte contre les discriminations, les maires socialistes peuvent désormais le faire.
Le projet socialiste d’éducation doit désormais se tourner vers une réforme en profondeur de la structure éducative. L’Ecole doit devenir obligatoire de 3 à 18ans. Les cycles scolaires doivent être repensés sans nécessairement coller au découpage actuel (primaire, collège, lycée), en intégrant des enseignements généraux et techniques pour revaloriser ces filières.
Autre point noir, le redoublement provoque aujourd’hui un décrochage scolaire massif. La France est le premier pays de l’OCDE en terme de redoublements. Alors que les élèves de 15ans concernés sont 13% en moyenne, ils sont 38% en France. Le constat sur le redoublement est sans appel, l’ensemble du monde éducatif condamne ce système qui cumule de nombreux défauts. C’est un facteur de très forte démotivation, de perte de repères en plus d’être inefficace et extrêmement coûteux. On l’estime à environ 2 milliards d’euros, une somme qui pourrait permettre d’accompagner les jeunes en difficulté, aider à l’orientation, etc. Au delà du redoublement, le décrochage scolaire devient de plus en plus un décrochage social. Face à se constat, l’Éducation Nationale doit abandonner la politique du chiffre. Absentéisme, taux de réussite, système de notes, … doivent être laissés de coté pour privilégier le lien entre le jeune et la société.
La suppression du redoublement devra s’accompagner d’une refonte profonde du système d’évaluation (suppression des notes, etc.). Dans ce domaine, les jeunes socialistes doivent choisir l’audace, être à l’avant-garde.
- La gauche doit lutter contre la précarisation massive des personnels !
L’Education Nationale compte un nombre conséquent de professeurs contractuels. Ce chiffre s’est fortement accru sous la droite pour compenser la suppression massive de postes. Ces personnels s’investissent avec sérieux et passion dans leur métier alors qu’ils sont mal considérés par certains collègues et l’institution qui abuse de ces contrats précaires. Le gouvernement Fillon a fait voter la loi du 12 mars 2012 qui vise à la titularisation de ces personnels. Le ministère s’est employé à faire appliquer cette mesure par le biais de concours réservés ou examens professionnels. Les critères particulièrement contraignants ont éloignés beaucoup de candidats éligibles et même écartés des admis. Cette situation est inacceptable quand on sait le besoin massif d’enseignants durant ce quinquennat. Cette formule est aussi un moyen de pallier à la crise de vocations qui n’est pas prêt de se résorber malgré des annonces positives sur la formation notamment. La mastérisation a amplifié cette baisse des vocations. On doit faciliter la titularisation de ces contractuels par des commissions composées d’inspecteurs et de professionnels aptes à juger ces enseignants. Certains de ces contractuels sont inspectés et les rapports écrits constituent leur dossier. Il faut accélérer ces titularisations et ne pas accumuler des contraintes qui peuvent décourager.
Les socialistes ont abandonné les réflexions sur l’université et la recherche, il faut reprendre la main sur ces questions. Plus qu’une question de moyens et d’autonomie, nous devons surtout nous intéresser à l’organisation du supérieur et aux méthodes pédagogiques. Il n’est plus question de bricolage, mais de refonte complète. A quand l’intégration des classes préparatoires dans les universités ?

III- République de libertés
La perte des repères citoyens et démocratiques doit être l’occasion de réaffirmer les valeurs républicaines, fondées sur un idéal de liberté et qui ont besoin désormais d’exemplarité.
Alors que le système opaque du sarkozisme s’effondre sous les yeux de citoyens incrédules quand ils ne sont pas révoltés, chaque organisation, chaque détenteur de l’autorité public, chaque citoyen doit être exemplaire. Il y a des brebis galeuses dans toutes les organisations, le cas de Jérôme Cahuzac l’a rappelé. Nous devons être vigilants d’abord envers nous-mêmes et notre organisation : exemplarité et transparence ! Soutenons le Président de la République face des parlementaires parfois trop frileux.
- Non-cumul des mandats : il faut restaurer la confiance
Au moment où les patrons s’engagent à limiter le cumul des mandataires sociaux dans les entreprises quotées, il n’y a plus que la politique où le cumul des pouvoirs est possible. Le non-cumul des mandats faisait partie des promesses de François Hollande lors de son élection. Certes, aujourd’hui la priorité des Français reste, très logiquement, l’emploi, mais nous avons besoin de restaurer la confiance. Le non-cumul des mandats permettra déjà de renouveler nos représentants, cela permettra un vent d’innovation sur la vie politique. De plus, en ce qui concerne le cumul dans le temps, il entraîne souvent une forme de routine. L’élu(e) devient moins efficace, moins innovant, or la politique a toujours besoin d’innovation. Aujourd’hui il faut appliquer le non-cumul dès les municipales, afin de faire de ces élections la première marche vers une vraie rénovation du système politique. Demandons au PS de refuser les investitures de parlementaires pour les présidences de communautés de commune, les mairies et les mairies d’arrondissements.
- Droit de vote des étrangers : soyons moteurs !
Comme nous l’avions promis lors de la campagne présidentielle, nous devons porter aujourd’hui le droit de vote des étrangers aux élections locales. Ils contribuent à la création de richesses, ils contribuent à la vie de la nation, c’est normal qu’ils aient le droit de participer au processus démocratique. Nous ne devons pas nous cacher derrière la peur du vote du Parlement sur ce sujet, nous devons être moteurs, innovants, nous devons forcer le changement. Mais nous devons aussi avoir conscience que si une majorité des 3/5ème n’est pas réunie pendant cette législature, et que cette question est sanctionnée par un vote négatif au Congrès, le droit de vote des étrangers sera alors condamné et pour longtemps. Sur ce terrain, les jeunes de gauche mais aussi souvent de droite sont plus ouverts que les autres. Lançons une pétition nationale transclivages des organisations de jeunesses pour mettre la pression sur les aînés de droite, de l’UMP tentée par l’idéologie frontiste.

- Continuer la modernisation de nos institutions
Il est aujourd’hui nécessaire de réformer en profondeur le Parlement. La succession d’élections partielles montre la limite du scrutin uninominal. En ce qui concerne le Sénat, qui a montré une certaine sérénité dans ses débats, le scrutin indirect doit être conservé, tout en abaissant le seuil d’élection proportionnelle à 3 sièges, et en révisant le corps des grands électeurs. De la même manière, il n’est pas acceptable que le Conseil Constitutionnel ait un tel pouvoir, sans aucune légitimité démocratique.
Notre organisation territoriale doit être revue. L’approfondissement de la carte intercommunale pour mailler entièrement, et avec cohérence, le territoire est une priorité. Les communes doivent déléguer, après concertation, de plus en plus de compétences lourdes financièrement mais essentielles pour les citoyens (social, culture, etc.. Le maillage intercommunal est la première étape vers la suppression des conseils départementaux d’ici 30ans. Le renforcement des régions sur les compétences économiques, de l’emploi et de l’aménagement, parallèlement à un transfert des compétences sociales aux intercommunalités, doivent être programmés. Une réflexion sur la gouvernance des collectivités territoriales doit s’engager dès aujourd’hui pour libérer le débat politique dans les assemblées locales, et redonner du pouvoir aux élus locaux.
- Ruralité :
Les territoires ruraux ne doivent pas être résumés à des territoires agricoles et doivent être aménagés de manière raisonnée et concertée. A ce titre cet aménagement englobe la problématique de la cohérence et de la complémentarité entre les espaces urbains et ruraux.

L’abandon de certains territoires par les services publics doit être contré dans le prolongement de l’engagement présidentiel d’un temps d’accès réduit aux services d’urgence. La désertification médicale n’est plus tolérable, les maisons de santé ne suffisent plus, un plan d’installation dans les territoires abandonnés doit être lancé. Autre service public en souffrance, la gendarmerie : il ne peut y avoir moins de trois représentants des forces de l'ordre en activité dans un canton de 20000 habitants par exemple.

Il faut développer les transports collectifs (urbains et interurbains) en cohérence avec les territoires (inutile de faire une ligne de bus avec 6 voyages/jour entre les pittoresques villages drômois de Piégros-la-Clastre et La Chaudière par exemple.

- Soyons en avance sur les questions de société
La gauche a toujours entendu la sécurité dans un cadre de libertés et de développement des libertés. Aujourd’hui les socialistes doivent poursuivre ce chemin en prenant des sujets très divers, qu’elle ignore.
Dans le prolongement du débat de l’avancée des droits et des libertés, incarnée par la loi sur le mariage pour tous, il est aujourd’hui nécessaire de reconnaître la transphobie et l’homophobie, en reconnaissant plus facilement le caractère aggravant d’un acte violent motivé par ces discriminations. En amont, il est nécessaire de lancer un grand plan de lutte contre toutes les discriminations.
Sur la question du cannabis, la légalisation permettrait de mieux lutter contre les trafics et d’organiser une réelle prévention des risques chez les jeunes.
Sur la question de la prostitution, qui est un fait de société inévitable générateur de violences, quand elle n’en est pas la conséquence, la protection sanitaire et sécuritaire des personnes prostituées est un défi de notre société, plutôt que de nier le problème en l’éloignant pour la faire disparaître.
IV- Une fiscalité et une économie au service de l’emploi
La relance de notre économie ne passera que par un État moteur, ayant les moyens de son action. La réduction de la dette, et le retour à l’équilibre des finances publiques sont nécessaires pour retrouver la solidarité nationale et la puissance économique de l’État.
La révolution fiscale que nous prônons toujours, doit se faire sous le signe de la justice. La base première des impôts doit devenir les revenus. Ils sont le seul critère pour déterminer la richesse d’une personne, pour savoir comment elle doit participer à la solidarité nationale et si elle a besoin d’aides.
Il faut ainsi regrouper les impositions existantes (IRPP, CSG, entre autres) dans un nouvel impôt global, prélevé à la source et fondé sur l'intégralité des revenus perçus (quelle que soit leur origine.) Ce système permettra d'imposer l'ensemble des revenus, supprimant de fait la possibilité de recourir à des niches fiscales, créatrices d'inégalités.
Par ailleurs, il est nécessaire de remodeler le barème des taux d’impôt sur le revenu, afin de le rendre réellement progressif. Au final, l’imposition des revenus les plus faibles sera abaissée, ainsi que celle des revenus du travail, alors que les taux d’imposition moyens des ménages les plus aisés et ceux du revenu du patrimoine seront augmentés. Il ne faut pas avoir peur de multiplier les tranches.
Les socialistes doivent enfin avoir une réflexion et un programme sur l’imposition du patrimoine. Ainsi il convient de regrouper en un seul impôt sur tous les biens, les taxes existantes. Son taux doit être modéré et prendre en compte les évolutions de revenus. Par contre, lors des successions, il convient de créer un réel impôt visant à supprimer les héritages au-delà d’une certaine somme, comme le préconise Bill Gates. Cela aboutirait à ne taxer pleinement qu’une seule foi le patrimoine, au moment de la succession.
- Pour une économie compétitive et sociale à plusieurs échelles : France, Europe, Monde
Les entreprises, au sens d’organisations collectives, avec leurs salariés, leurs dirigeants constituent les moteurs principaux de la croissance et donc de l’emploi. Entreprendre, prendre des risques, travailler, créer sont des valeurs de gauche, quand l’oisiveté, la rente et l’héritage sont des valeurs de droite.
La mondialisation a deux visages: un aspect heureux dont nous avons longtemps bénéficié et dont bénéficie les pays émergents (Asie, Afrique, Amérique latine) et une mondialisation malheureuse: chômage, délocalisations, mauvaises protections du travail amenant à des drames comme au Bangladesh. Pour que la France et l'Europe maintiennent une position économique et même progresse, il faut prendre en compte la compétitivité globale qui comprend une dimension sociale.
Nous devons tout faire pour éviter le déclassement français, alors que logiquement, dans 25 ans, nous serons la 1ère puissance démographique européenne : en trouvant de nouvelles spécialisations industrielles, en établissant un Commissariat au Plan du 21ème siècle, en favorisant le crédit aux PME, en pariant sur l'innovation (avec la BPI, véritable Service public du crédit), en renouvelant la formation pour que les métiers soient adaptés aux mutations professionnelles, en développant davantage les SCOP, c'est comme cela que l'on créera plus d'emplois.
Il faut faire de Pôle Emploi un lieu pour les créateurs d’emploi et plus seulement pour les chômeurs. Le service public de l’emploi doit intervenir auprès des entreprises pour les aider à identifier leurs besoins en main d’œuvre, en développement et en recrutement. Des formations, pour les dirigeants de PME, doivent être aussi prévues.

V- Les jeunes socialistes plus que jamais acteurs du changement
Les jeunes socialistes sont en première ligne de l’action politique. Sur l’Europe, plus encore que sur les autres sujets, ils doivent être investis dans la construction et le développement européen. Nous devons être acteurs de l’émergence d’une identité européenne à travers le pays.

Acteurs nous devons l’être également au sein de la gauche, à travers nos combats, comme récemment lors de notre mobilisation pour la dissolution des groupes d’extrême droite.

Les jeunes socialistes doivent être présents sur le terrain afin d’expliquer et de défendre la politique du gouvernement. Nous avons aujourd’hui un grand besoin de pédagogie et de mobilisation. C’est aussi avec la promotion de la politique nationale que nous ferons barrage à l’extrême droite. Abandonner le terrain entre les élections n’a jamais permis de les gagner.

Nous devons soutenir ouvertement les camarades qui représentent notre organisation au sein des listes municipales. Ils sont les porte-paroles de nos engagements et porteront nos différences au sein des exécutifs locaux.



En politique, il y a ceux qui résistent au changement, les conservateurs, ceux qui veulent changer le monde pour plus de progrès, ceux qui veulent détruire ce que les progressistes ont obtenu, les réactionnaires. Aujourd’hui, une grande partie de la droite est réactionnaire. On trouve des conservateurs dans tous les partis politiques, même dans les organisations de jeunesse. Les conservateurs ont souvent peur, peur du quotidien, peur pour leur avenir. Soyons fiers de ce que nous sommes, des progressistes !

vendredi, décembre 14, 2012

Proposition de nouveau drapeau francophone et républicain au Canada

Ce drapeau unifie deux drapeaux principalement: le drapeau de l'Acadie et le drapeau des Patriotes des Canadiens Français (révolte de 1837). La couleur verte rappelle également les Franco-Ontariens, le F stylisé des Franco-Manitobains et les Fransaskois. L'étoile acadienne est quadruplée dans un souci de symétrie et la partie droite de couleur rouge est séparée par une bande horizontale blanche, qui rappelle une partie de la croix blanche québécoise. Cette croix est incomplète, pour ne pas rappeler totalement la croix chrétienne. Il n'y a pas de représentation du lys qui fait trop référence au roi de France. C'est donc un drapeau panfrancophone, pancanadien et républicain.


mercredi, décembre 05, 2012

Pourquoi la radicalité pour la radicalité ne paye pas: réponse à Mme et M Pinçon

J'écris cette article en réponse à Mme Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon dans Marianne 2, "Pourquoi le social-libéralisme est dans l'impasse": http://www.marianne.net/Pourquoi-le-social-liberalisme-est-dans-l-impasse_a224892.html?com#comments
6 mois après l'arrivée du gouvernement Ayrault, en juin 2012, il apparaît de fortes difficultés, c'est évident mais il semble un peut tôt pour pouvoir en tirer un bilan, même idéologique.
Il est certain que toute la gauche ou presque a voté pour François Hollande en mai 2012, mais aurait-il pu en être autrement si on est objectif? Il est certain que nos systèmes démocratiques sont loin d'être parfaits et l'on a toujours une raison d'être en désaccord ou qu'une loi nous déplaise.
En même temps, nous ne sommes pas dans une démocratie directe, une démocratie à l'athénienne, ce qui serait à l'échelle de presque 65 millions de personnes, assez difficile. Cela peut se concevoir sous certaines formes, à l'échelle d'une commune. On a aussi envie de dire: "mettez les mains dans le camboui si vous êtes insatisfaits". En politique, l'action est certainement le plus dur à réaliser, car au-delà du discours, des envolées lyriques, on doit ensuite passer à la pratique et c'est là que le bât blesse. Jean-Luc Mélenchon étant certain de ne pas arriver au pouvoir , d'être le premier candidat de la gauche devant celle ou celui du PS, il ne possède que le ministère de la parole, le "ministère des masses", disait Maurice Thorèz qui ne participait pas au gouvernement du Front Populaire, en 1936.

On est un peu dans la même rhétorique... espérons que nos camarades pégistes, communistes, frondeurs ne vont pas initier une politique "classe contre classe", on en a vu les dégâts par le passé, celle de la division de la gauche et la voie libre laissée à la droite...

Bien-entendu, il n'est pas question que le Parti de Gauche, le Parti Communiste Français ne puissent pas s'exprimer, montrer des désaccords, être critique. Encore faut-il fonder de manière argumentée, sa critique, autrement que par le "ça ne va pas" ou "les gens sont en colère". L'article débute sur le fait que les voix du Front de Gauche ont été utiles et que sans cela, François Hollande n'aurait pas été élu. Tout à fait. Seulement, n'oublions pas qu'un an auparavant le PRG et le PS ont organisé les primaires de la gauche, "les primaires citoyennes", auxquelles ils avaient convié le PG, le PC et EELV. Aucun de ces trois partis n'ont voulu participer aux primaires. Le résultat a été 3 millions de votants pour une grande première, François Hollande avait donc un élan propre derrière lui, et pas seulement celui du Front de Gauche.
N'oublions pas non plus que le Front de Gauche qui a fait 11%, un beau score, a finalement réalisé le score traditionnel des partis radicaux de la gauche: PCF, LO, NPA, autour des 10%. La gauche radicale ou révolutionnariste a toujours été minoritaire en France, parce que la gauche français profonde, c'est celle du "Midi Rouge", la gauche radical-socialiste, la gauche de Ledru-Rollin, Millerand, de Jaurès mais aussi de Proudhon.

Ensuite, cet article reprend les diatribes et le procès que l'on a toujours fait à la gauche réformiste (qu'elle aille d'un volontarisme très dirigiste à la Montebourg à une social-démocratie technicienne à la Valls, oui, elle est hétéroclite, mais cela a toujours été comme cela dans les partis de la gauche réformiste. C'est notre diversité, c'est notre esprit démocratique qui parle.), celles d'oublier les classes populaires. Tout d'abord faisons un point très rapide, il n'existe plus une seule "classe ouvrière" comme il a pu exister jusqu'aux années 70, mais des classes populaires et moyennes, j'insiste là-dessus, qui sont éparpillés. On a une classe des chômeurs de longue durée, une classe des employés précaires, une classe d'employés plus stables mais mal payés, une classe moyenne qui vit correctement mais devant faire attention, le moindre écart pourrait les mettre en difficulté. Cela est dû au changement de la notion de travail, lié à l'évolution néolibérale, de la mondialisation.
Cet article ne reprend pas le fait que François Hollande a aussi été élu par de nombreuses classes moyennes, dont on ne peut pas dire qu'elles soient riches. Une partie des classes moyennes est un électorat plutôt proche des idées socialistes et c'est bien le peuple, également. Le peuple ne représente pas que les classes populaires. Ces classes populaires et moyennes partagent le sentiment d'être déclassées dans la société telle qu'elle est, froide, sans pitié.

Ces classes populaires et moyennes connaissent la situation économique du pays et savaient même avant le gouvernement, si on peut dire, que la situation serait plus dure que prévue, y compris par les personnes qui ont organisé la campagne au PS. Les Français savent qu'il faut faire certains efforts, mais veulent profondément la justice sociale et fiscale, ils veulent que les plus aisés, que le 1% payent davantage. Voilà pourquoi les Français de gauche n'éliront jamais un parti révolutionnariste, même s'il fait plaisir à entendre, même s'il touche des réalités et des problèmes véridiques, même s'il représente un aiguillon de la gauche gouvernementale. La gauche démocratique socialiste (dite "gauche de la gauche" quand bien même il n'y a pas vraiment d'horizontalité à gauche) et révolutionnariste (PG, PC, NPA, LO) ont toujours joué ce rôle, celui d'aiguillon de la gauche, mais jamais le leadership porté au pouvoir et pour réaliser le programme, les idées auxquelles sont attachées toute la gauche.
Le PS contient de nombreux militants et responsables politiques proches d'Arnaud Montebourg, de même qu'il existe des militants et des députés proches de la Gauche Populaire. Le PS est loin d'être juste un appareil "embourgeoisé", bien au contraire, les Primaires ont ravivé le débat idéologique au PS mais aussi à gauche. Rendons hommage, d'ailleurs à Ségolène Royal, qui fut la première à avoir cette intuition de vouloir remettre le débat sur le devant de la scène, notamment au sujet des classes populaires.

Il est tout à fait vrai qu'il y a eu certains reculs, certaines attitudes timorées à l'égard de ce qu'on avait débattu pendant les présidentielles: on pouvait aller plus loin sur la politique fiscale, la TVA était soi-disant un sujet tabou auquel on "toucherait jamais", pourtant sur ce sujet, reconnaissons-le, on s'est dédit, quand bien-même il pouvait y avoir des raisons objectives de le faire et également au sujet de la "liberté de conscience" sur le mariage pour tous. Les fameux "couacs" gouvernementaux de la fin de l'été et du début de l'automne n'ont pas contribué à une clarté du message gouvernemental.
Et puis la question du cas de Peugeot à Aulnay sous Bois et aussi présentement d'Arcelor à Florange montrent (surtout dans le cas lorrain) d'une divergence de postionnement et de position sur la nationalisation partielle. Je pense que Montebourg avait raison sur le fond, mais pas sur la forme et le tempo. La question de la nationalisation partielle se pose après que le dossier ait été longuement étudié et qu'une perspective de secteur stratégique et d'innovation, en concertation avec l'Union européenne. Marie-Noëlle Lienemann l'a très bien dit "Le génie français c'est qu'il y ait du capital public". C'est pour cela que j'en appelle personnellement à un "néodirigisme".

Si le sauvetage d'Alstom a été possible, d'autres secteurs aujourd'hui en crise sont sauvables. Il s'agit d'une question essentielle. Et c'est là que l'argument, du pseudo-argument que le PS serait "social-libéral", car il pense au coeur des choses la question de l'industrie comme moteur du redémarrage de la France, il insiste (peut-être l'avait il oublié dans les années 90) sur l'importance des valeurs de la République et des classes populaires et moyennes. Il ne croit pas contrairement aux courants révolutionnaristes qu'il existerait de l'argent caché dans les entreprises. 80% du PIB se trouve dans les PME-PMI et le TPE, or ces entreprises vont mal et ont effectivement des problèmes de trésorerie. Quant aux multinationales en partie françaises, elles jouent des contradictions du système néolibéral et financiariste, elles peuvent placer leur argent à Londres, Hong-Kong ou Singapour. Cette question pose là , l'absolue nécessité d'une régulation mondiale et d'un altermodèle économique international qui prélève, même un peu, sur tous les flux financiers. C'est une autre échelle , c'est une autre histoire et cela demande de convaincre et batailler, disons-le, avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la Chine.

En clair le socialisme est bien socialiste, il est réformiste et en aucun cas libéral économique, mais c'est certain qu'il n'est pas (il ne l'a jamais été) collectiviste et incantatoire.

Pierre-Marie

mercredi, novembre 14, 2012

Proposal for a new Australian flag

This flag takes tradition and modernity, traditionnal colours (blue, white, red) and popular Australian colours (green and yellow). The Union Jack is conserved, for symbolising the historical link with Britain , eventhough it isn't anymore the case, whether a monarchist regime or a  potential republicanist regime. If Australia speaks English, it is because it had been British. Moreover Fiji has kept the Union Jack canton even with the proclamation of the republic. The Commonwealth star has taken Aboriginal colours (a Aboriginal flag inside the star) for highlighting the irremediable link with Aboriginal peoples of Australia and the other communities of the country. Let's recall that the green is one of the main colours of the Torres Strait Islanders, the other Native peoples of Australia.

Proposal for a new New Zealand flag

This proposal is very classical. This is the alliance of the the design of the objects inside the shield of the NZ coat of arms. This gives plenty to the flag and this plenty comes from a traditional emblem of New Zealand, regarding its own history: sheep wool, agriculture, ships. The right side has the Southern Cross with the red-white stars and blue background. The colours are by consequence very traditional and suit well together. These designs/colours for New Zealand are inspired from Europeanlike flags, but the add of the objects of the national coat of arms make it original. Nethertheless there's a central black band which unifies the two parts of the flag, with in vertical order from up to down the letters "N" ans "Z", this reminds the traditional Maori colour and the popular national colour of New Zealand, for the letters this is a tribute to the NZ flag from 1867 to 1869. This flags suits as well for a monarchist regime and republicanist regime.



dimanche, octobre 21, 2012

Languages of Europe and nationalisms

Europe, because of the Depression, experiencing a period of decline, including in areas particularist European states. Political groups and even some people make blackmail independence. This reveals a selfish, because people think that the cake will be for them. Except that these potential new states will have to fend for themselves. In addition, the EU has made it clear that they should apply for entry into the Union, and if one country makes a veto, they will not return. In addition, the EU has insisted on the integrity of European states.This means, it comes back on it as the way to Europe, it is the political and linguistic development, in light of autonomy, but it can not go further.To perpetuate and develop language, regional culture, of course. Same as some people are particularistic groups (Breton, Corsican, ...) and even nations (Scottish, Welsh ...). This does not mean that we must secede. This is sometimes what I say to comrades of Québec who are sovereignitists -and I'm not often understood-, their case is different: a minority language in North America facing the ocean English. And yet, probably that Quebecers do not want independence for economic reasons.To give an idea of ​​the magnitude of the gravity and idiocy if the phenomenon is, here already the list of non-immigrant European languages, plus the Caucasus and Turkey. The Caucasus alone has thirty language! So much so that the Arabs in the eighth century called "Mountain of the Languages".I said: it is not that each linguistic group or linguistic-regional (including dialects have shaped an entire province for centuries) will automatically request an application independence. Most would never ask. But if someone believes that a country like France even unit is monolingual and it does not cover the reality of aggregation of identities and regional particularities, it is mistaken. Each province had its usual French court, for example, she had her own language, lifestyle. Some entities became independent for less than that. This is the course of political history who has decided otherwise.
-Albania: Albanian, Aromanian, Serbian, Bosnian, Macedonian, Gorani, Roma
-Germany: German, Danish, Frisian, Sorbian (Slavic), Low Saxon, plaatdütsch, Franconian, Swabian, Bavarian, Hessian, Thuringian, Brandenburger, Mecklenburger, Kölsch, Lower Rhiner, Limburger, Palatine, Yiddish
-Andorra: Catalan, Spanish, French, Aranese
-Austria: German, Slovenian, Croatian, Hungarian, Tyrolean (related to Bavarian), Yiddish
-Belgium: Dutch, French, German, Walloon, Picard, Luxembourgish, Limburger, West Flemish, East Flemish, Brabantian, Brusselär, Yiddish
-Belarus: Belarusian, Russian, Polish, Ukrainian, Yiddish
-Bosnia and Herzegovina: Bosnian, Serbian, Croatian, Roma, Gorani
-Bulgaria: Bulgarian, Turkish, Macedonian, Romani
-Cyprus: Greek, Turkish, Armenian, Arabic
-Croatia: Croatian, Serbian, Hungarian, Italian, Slovak, Ruthenian (Ukrainian form)
-Denmark: Danish, German, Inuktitut, Faroese
-Spain: Spanish (Castilian), Catalan, Basque, Galician, Aranese, Asturian Leone, Andalusian-Murcian, forms of Catalan and Valencian baléarais, Berber (Ceuta and Melilla)
-Estonia: Estonian, Russian, Livian (Finno-Ugric), Ukrainian, Belarusian, Finnish, Yiddish
-Finland: Finnish, Swedish, Sami, Karelian
-France: French, Occitan, Basque, Nice, Corsican, Alsatian, West Flemish, Breton, Gallo, Moselle Franconian, Arpitan, Auvergne, Limousin , Rhone Occitan, Provençal, Catalan, Béarn, Champagne, Picardy, Normandy, Berry, Orléans, Touraine, Anjou, Le Mans, Poitiers, Bourbonnais, Burgundian, Franche-Comté, Lorraine (langue d'oil), Bonifacio, Yiddish, Creole Guadeloupe, Martinique Creole, Guyanese Creole, Creole Reunion, Madagascar, Mayotte, Tupi (Amerindian language) Arawak (Amerindian language), Tahitian, Marquesan tuamotuan, Drehu and nearly 70 Kanak languages
-Greece: Greek, Turkish, Bulgarian, Macedonian, Albanian, Tsakone, Aromanian
-Hungary: Hungarian, German, Romani, Yiddish
-Ireland: English, Gaelic-Iceland: Icelandic
-Italy: Italian, Sardinian, Sicilian, Neapolitan, Emilian, Piedmontese, Venetian, Roman, Genoese, Lombard, Albanian, Greek, German, Friulian, Ladin, Slovene, French, Arpitan
-Kosovo:Albanian, Serbian, Roma, Gorani, Macedonian
-Latvia: Latvian, Russian, Livian, Belarusian, Ukrainian, Polish, Lithuanian, Yiddish
-Lithuania: Lithuanian, Russian, Polish, samogétien, Belarusian, Ukrainian, Karaite Yiddish
-Luxembourg: Luxembourgish, French, German
-Macedonia: Macedonian, Albanian, Gorani, Roma, Bosnian
-Malta: Maltese, English
-Moldova: Romanian, Russian, Ukrainian, Belarusian, Gagauz, Yiddish
-Montenegro: Montenegrin, Serbian, Bosnian, Albanian, Gorani, Roma
-Norway: Bokmal, Nynorsk, Sami, Kven Finnish
-Netherlands: Dutch, Frisian, Dutch, Zealand, Brabant, Limburg, Plaatdütsch, Yiddish
-Poland: Polish, Kashubian, Silesian, Belarusian, Ukrainian, Yiddish
-Portugal: Portuguese, Mirandese-Romania: Romanian, Hungarian, German, Romani, Turkish, Russian, Yiddish
-United Kingdom: English, Scots, Welsh, Scottish Gaelic, Manx, Cornish, Norman, Irish, Creole Bermuda, Virgin Islands Creole, English Pitcairn, Yiddish
-Russia (Europe and the Caucasus without): Russian, Ukrainian, Byelorussian, Karelian, Vepsian, yourak, zyriène, mordove, Bashkir Cheremis, votiak, Chuvash, Tatar Kazan, Kalmyk, Ingrian, Vote, Same, German, Yiddish
-Serbia: Serbian, Croatian, Bosnian, Hungarian, Slovak, Romanian, Bulgarian, Ruthenian
-Slovakia: Slovak, Hungarian, Romany, Ruthenian, Russian, Ukrainian, Yiddish
-Slovenia: Slovenian, Hungarian, Italian
-Sweden: Swedish, Finnish, Sami-Switzerland: German, French, Italian, Romansh, Zurich, Berne, Basel, Lucerne, schaffousien, lower Valais, Upper Valais, Arpitan, Yenish, Lombard Ticino Yiddish
-Czech Republic: Czech, Slovakian, Silesian Yiddish
-Ukraine: Ukrainian, Russian, Ruthenian, Crimean Tatar, Belarusian, Yiddish

And ... if there are areas particularistic wishing for a portion of the population, the independence or may ask, is obtained by country:
-Austria: Tyrol
-Belgium: Flanders
-Bosnia and Herzegovina: Republika Srpska, Croatia and Herzegovina
-Bulgaria: Turkish regions near the Turkish border-Cyprus: there is already a division between two entities ...
-Croatia: Italian regions near the Italian border
-Denmark: possible self-determination with Greenland, Faroe
-Spain: Catalonia, the Basque Country, Galicia, the Balearic Islands
-Estonia: Russian-speaking region of Narva
-Finland: Sami region
-France: Corsica, the Basque Country, Roussillon, Occitan Country, Alsace, Flanders, Brittany, Guadeloupe, Martinique, French Guiana, Réunion, Mayotte, French Polynesia, New Caledonia (referendum in 2014)
-Greece: Macedonian regions, regions Bulgarian, Turkish regions, Albanian regions
-Hungary: German-speaking regions
-Italy: "Padania", Sicily, Italian Tyrol, Sardinia
-Kosovo: Serb north of Kosovo-Lithuania Polish regions near the Polish border
-Macedonia: Albanian region near the Albanian border
-Moldova: Gagauzia Transnistria (already de facto)
-Montenegro: Albanian region near the Albanian border
-Norway: same region-Netherlands: FrieslandPoland: Belarusian regions, Ukrainian regions
-Portugal: Top Tras Os Montes (area Mirandese)
-Romania: Hungarian region of Transylvania, Transylvanian German
-United Kingdom: Scotland (referendum in 2014), Wales, Isle of Man, Cornwall, Montserrat, Bermuda, British Virgin Islands, Pitcairn, what about Northern Ireland (Catholics want the connection to Ireland, but Protestants want to maintain with the United Kingdom, noted that the majority of Protestants are actually Scottish)?
-Russia: Tatarstan, Karelia region same, (excluding Chechnya and Dagestan in the Caucasus)-Serbia: Vojvodina, Sandzak (Bosnian)
-Slovakia: Hungarian region of southern
-Sweden: Saami region
-Ukraine: Crimea full (because Russian-speaking) southeast of Crimea (tatarophone), Odessa region (Russian-speaking), eastern Ukraine (Donets region, Russian-speaking)

If we wanted to ... play the sorcerer's apprentice, instead of the 42 states mentioned (45 if we add San Marino, Monaco and the Vatican), it goes ... at least 117 countries and I do not count all regions claiming a language or dialect ...It continues like this in this delirium tremens or we return to reason?Right to self or no self-determination (except New Caledonia, because this country has seen overseas in 1988, a treaty recognized by the government and separatist parties kanaques and that it is legitimate 'there is a referendum in 2014), this process, this spiral can not be reduced to a Pandora's box. If you open it, we do not know what will happen, perhaps irremediable. Europe needs stability, it is certainly not the headlong rush towards the false myth and utopian "paradise independence" that will solve it. Depression will be the same, unemployment will remain the same, the grass is not greener ...It is just a warning, a tocsin for a united Europe quickly found a solid economic and political project. Or if not, we will sink for long.